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OIGNON LOCAL- Les producteurs lougatois sollicitent une bonne formation 

  • Date: 2 juin 2015

 A Potou, principale zone de production à Louga, les producteurs d’oignon local indexent le manque de formation pour justifier la mauvaise qualité du produit. En effet, le non-respect des itinéraires techniques, le choix non maîtrisé des semences et l’empressement dans les récoltes sont listés comme les principaux goulots d’étranglement.

Interpellés sur la qualité de l’oignon local souvent décriée par consommateurs et commerçants, des producteurs établis à Potou, à 30 km au sud de Louga, arguent le manque de formation, d’avis que dans toute activité agricole, à plus forte raison le maraîchage, il est bon de disposer de toutes les connaissances pour une meilleure pratique. C’est dans ce sens qu’ils expliquent la mauvaise qualité des produits et particulièrement de l’oignon local par des manquements liés au savoir technique. «Ils sont peu nombreux les producteurs qui peuvent vous décrire les différentes étapes de l’itinéraire technique à suivre dans la culture de l’oignon. La plupart s’inspirent de la pratique traditionnelle. Pis, ils confient le travail à des apprentis (sourgas) qui ne sont pas initiés à l’évolution des techniques et surtout sur les changements climatiques», explique Abou Kâ qui avance ses vingt ans d’expérience de cultivateur pour dire que nombre d’entre ses pairs devraient être capacités sur la technique culturale à adopter par rapport aux changements climatiques. Avis partagé par Ousmane Fall, un autre producteur, selon qui, tout est question de connaissance. «Le savoir est essentiel, nous faisons beaucoup d’efforts dans la pratique, mais nous ne maîtrisons pas tout et l’Etat devrait nous aider dans le cadre d’un programme spécial de formation des producteurs, avec ses services techniques. Nous l’exhortons à veiller à la qualité de l’oignon local, parce qu’il y a des institutions nationales de recherches qui travaillent dans ce sens, comme l’Isra qui devraient se rapprocher des producteurs», renchérit-il. Mais pour leur pair Oumar Sow, même si la formation est garantie et que les producteurs restent toujours dominés par la cupidité, ils tordent le processus, en s’empressant de récolter avant terme. Mais tout compte fait, la concurrence de l’oignon importé, de loin préféré sur le marché national, impacte toujours l’écoulement de la production locale.

Sidy THIAM

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