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Oignon local- Les producteurs sollicitent une bonne formation

A Potou, dans la région de Louga, principale zone de production d’oignon local, les producteurs indexent le manque de formation pour justifier la mauvaise qualité du produit. En effet, le non-respect des itinéraires techniques, le choix non maîtrisé des semences et l’empressement dans les récoltes, sont listés comme les principaux goulots d’étranglement.

Interpellés sur la qualité de l’oignon local, souvent décriée par les commerçants et les consommateurs, des producteurs établis à Potou, à 30 km au sud de Louga, indexent le manque de formation. Ils sont d’avis que dans toute activité agricole, à plus forte raison le maraîchage, il est bon de disposer de toutes les connaissances pour une meilleure pratique. Ainsi, selon eux, la mauvaise qualité des produits, et particulièrement de l’oignon local, est due aux manquements liés aux connaissances techniques. «Ils sont peu nombreux les producteurs qui peuvent vous décrire les différentes étapes de l’itinéraire technique à suivre dans la culture de l’oignon. La plupart s’inspirent de la pratique traditionnelle. Pis, ils confient le travail à des apprentis (Sourga) qui n’ont pas été initiés à l’évolution des techniques et surtout aux changements climatiques », explique Adiouma Sow. Ce dernier avance ses vingt ans d’expérience de cultivateur pour dire que nombre d’entre ses pairs devraient être capacités sur la technique culturale à adopter par rapport aux changements climatiques. Avis partagé par Ousmane Sall, un autre producteur selon qui tout est question de connaissance.  »Le savoir est essentiel, nous ne maîtrisons pas tout et l’Etat devrait nous aider avec ses services techniques, dans le cadre d’un programme spécial de formation des producteurs. Nous l’exhortons à veiller à la qualité de l’oignon local parce qu’il  y a des institutions nationales de recherches qui travaillent dans ce sens, comme l’Isra qui devrait se rapprocher des producteurs. Guidés par la cupidité, certains escamotent le processus en s’empressant de récolter avant terme. Mais tout compte fait, la concurrence de l’oignon importé, de loin préféré sur le marché national, impacte toujours l’écoulement de la production locale.

 Sidy THIAM

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