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Omar Dabo initiateur de la grande nuit du théâtre  : «Les autorités en charge de la culture ne prennent pas la question au sérieux»

 Revaloriser la culture est le combat d’acteurs dudit secteur en banlieue. Confrontés à moult difficultés dans l’exercice de leurs activités, ils ont, lors de la célébration de la première édition de la grande nuit du théâtre, initiée par Omar Dabo, Directeur artistique de la troupe théâtrale «Compagnie les banlieusards», interpelé les autorités sur le manque d’infrastructures culturelles, surtout à Yeumbeul Nord qui ne dispose que d’un seul centre.

«Le but de ces activités est de créer une date dédiée aux acteurs culturels du Sénégal. Il n’existe pas grand-chose pour les acteurs culturels de Yeumbeul. Ils n’ont que leur foi et passion en bandoulière pour réussir en théâtre et autres domaines culturels», explique Omar Dabo qui estime que c’est à eux, acteurs culturels, de se battre pour faire marcher le pays. «Nous avons participé à beaucoup de tournées et de festivals, notre combat étant de vendre l’image du Sénégal, malgré nos difficultés. Il est normal de réhabiliter l’image de la banlieue qui regorge de cadres. Les autorités qui s’occupent de la culture, ne prennent pas la question au sérieux. Le budget alloué à la culture n’arrive pas entre les mains de ceux qui ont du mérite pour le percevoir. La Compagnie «Les Banlieusards» vend l’image du Sénégal, à travers des poésies, sketches, films et autres. Pour cette première édition, nous avons choisi de sensibiliser sur les grossesses à risque», informera Oumar  Dabo, selon qui, l’art peut bel et bien nourrir son homme, à condition que l’acteur y croie. Le directeur artistique conseille à ses pairs d’y croire, le chemin vers la réussite étant long et parsemé d’embûches.  Cette nuit du théâtre aura aussi été l’occasion, pour la «Compagnie Les Banlieusards», de rendre hommage à Ndèye Khady Niang, une artiste qui a perdu la vie en couches. Omar Dabo et Cie ambitionnent de créer de grands événements culturels. «Si certains osent revendiquer d’être banlieusards aujourd’hui, c’est qu’il y fait bon vivre, contrairement aux périodes de vaches maigres, quand personne ne voulait pas être cité parmi les habitants de la banlieue», déclare Omar Dabo.

Sada MBODJ

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