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ORGANISATION DES ÉLECTIONS L’opposition récuse Abdoulaye Daouda Diallo

  • Date: 10 juin 2016

 L’opposition ne veut plus du ministre de l’Intérieur pour organiser des élections au Sénégal. Elle l’a fait savoir, hier, lors de la rencontre d’échanges sur le processus électoral qui entre dans le cadre de la concertation politique voulue par le président Macky Sall lors du lancement du « dialogue national », le 28 mai dernier.

L’opposition exige qu’Abdoulaye Daouda Diallo soit retiré du processus électoral. Les partis que sont Rewmi, BGG, etc., invoquent la coloration politique de l’actuel locataire de la Place Washington et les couacs décelés lors du référendum du 20 mars dernier pour justifier leur requête. « Il (Ndlr, Abdoulaye Daouda Diallo) est maire et membre de la direction du parti au pouvoir. Le Vice-président du parti Rewmi lâche le morceau : « Vous n’êtes ni indiqué, ni apte à organiser une élection dans ce pays » ». Pour cause, soutient Déthié Fall qui profère même des accusations à l’endroit du ministre : « Vous n’êtes pas apte parce que la dernière consultation, à savoir le référendum, a montré des manquements extraordinaires, comme le tirage des cartes d’électeur privant 180.000 citoyens de leurs droits de vote. Nous avons noté aussi ces bureaux fictifs parce que le passage du nombre de bureaux de vote à l’étranger de 653 à 1213 en 2016 est inexplicable ».
Selon le Vice-président de Rewmi qui s’adresse à Abdoulaye Daouda Diallo : « Toutes les productions d’un processus électoral fiable et transparent ont abouti au choix d’une personnalité indépendante, or vous êtes membre de l’Apr (Alliance pour la République – Parti au pouvoir) et Maire de Commune ». Le représentant de Bokk Gis Gis à cette rencontre, Bocar Sédikh Kane, a demandé à Macky Sall « de ne pas faire moins que les Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade qui avaient choisi une personnalité apolitique pour organiser des élections ». La présidente de Car-Leneen, Mme Amsatou Sow Sidibé, ne veut pas elle aussi d’Abdoulaye Daouda Diallo pour l’organisation des prochaines élections au Sénégal. La raison, elle le précise : « Nous avons été traumatisés, lors du référendum, puisque nous nous sommes rendus compte que l’élection n’a été ni transparente, ni impartiale ».

« Touche pas à mon parti ! »

« Je voudrais que l’on se penche sur cela et sur la question des bureaux fictifs, le stock mort et aussi les électeurs qui valsent d’un lieu de vote à un autre ». Des représentants de partis de la mouvance présidentielle ont bien essayé de voler au secours d’Abdoulaye Daouda Diallo, mais les coups encaissés ont été très durs. D’autres questions ont été, toutefois, examinées par les participants au cours de cette rencontre. D’aucuns suggèrent l’introduction du bulletin unique avec le vote par système biométrique. La limitation du nombre d’électeurs dans les bureaux de vote, la baisse de la caution, le financement des partis politiques, la mise en place d’un code déontologie des partis, le respect de la parité, la couverture médiatique des élections, figurent parmi les questions abordées. Sur l’épineux débat à propos de la rationalisation des partis politiques, nombreux sont les participants à le rejeter. « Touche pas à mon parti ! »

Khady T. Coly

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