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OUI OU NON CONTRE MACKY SALL- Et le référendum « se transforma » en sondage

  • Date: 29 février 2016

 C’est parti pour la campagne électorale. Celle officielle, tout le monde s’en moque. Le souci ici, est de faire vite pour réussir sa mission. Bien sûr, celle du pouvoir et de ses partisans n’est pas celle de l’opposition.

Hier, les états-majors politiques étaient en mobilisation grandeur nature. Pour le pouvoir, il s’agit de réussir deux missions : la première est le taux de participation et la seconde est de faire adopter le ”Oui” par le plus grand nombre.

L’opposition, elle, est pour le ”Non” dans son écrasante majorité. Il faut souligner également qu’elle compte, parmi elle, des partisans du boycott, moins nombreux cependant.

On peut penser raisonnablement qu’il s’agit d’une bataille autour d’un projet de réforme de la Constitution du Sénégal. Il n’en est rien. Tout le monde ou presque a oublié les 15 points de la réforme étant entendu que la durée du mandat en cours demeure intouchable. La bataille politique est ici, de tout autre ordre. Il s’agit, pour l’opposition, rejoint en cela par une bonne partie de la Société civile, de démontrer l’impopularité du président Sall. Mieux, il faudra, selon elle, qu’il soit sanctionné par le peuple, pour avoir manqué à sa parole. En réalité, il s’agit d’une sanction recherchée de la gestion de Macky Sall durant ses quatre dernières années. L’occasion est belle pour l’opposition de démontrer que le président Sall n’a plus sa popularité de 65%. Que les Sénégalais n’agréent pas sa politique et qu’il y a ajouté « le déshonneur » comme le souligne Idrissa Seck. Malick Gackou, Pape Diop, Cheikh Bamba Dièye et autres pensent « qu’il sortira par la petite porte ». D’ores déjà, il s’agit de lui démontrer son impopularité et de préparer son départ du pouvoir. La preuve, personne ne sait si l’opposition est pour le quinquennat ou le septennat. Cette question lui semble secondaire au regard de l’enjeu du moment.

Vraie fausse présidentielle

Bien sûr, dans les rangs du pouvoir, la riposte s’organise à grande échelle. Les vastes mobilisations, de ce dimanche, ont été le fait de cadres et militants de l’Alliance pour la République (Apr) à Dakar et partout dans les régions. Ils savent, en effet, que ce scrutin est celui de la dignité pour leur leader. Il ne faut pas qu’ils donnent l’impression d’avoir été banni par des populations qui les avaient porté au pouvoir il y a de cela quatre ans. Ils mettent toute leur énergie à déjouer les plans de l’opposition dont ils savent qu’elle est prête à « enterrer » politiquement Macky en réussissant à faire voter le ”Non” par le peuple.
Du coup, nous n’avons pas, ce 20 mars, un référendum à proprement parlé, mais surtout un sondage. Il s’agit simplement pour les uns de démontrer que le président de la République ne bénéficie plus de la confiance des populations et pour les autres, de prouver le contraire.
Qu’importe, les réformes qu’elle porte. Personne ne se soucie de savoir si le Conseil constitutionnel va passer de 5 à 7 membres. Le blindage des 5 ans, le renforcement des droits et devoirs des citoyens, du recours en inconstitutionnalité, le statut des chefs de l’opposition et bien d’autres propositions ne sont même pas examinées à la loupe par les états-majors politiques. Ce qui leur importe est de savoir que le ”Oui” renforce Macky Sall et que le ”Non” le déstabilise. Le reste importe peu.
Il ressort d’une telle situation que toute velléité de dialogue est tuée dans l’œuf. Le débat ne sera pas sur les propositions faites à l’opinion. Mais sur la gestion du président Sall, le Plan Sénégal émergent (Pse), la taille du gouvernement, la traque des biens mal acquis, etc. En somme, tout sauf un référendum. Il s’agit d’une campagne d’une vraie fausse présidentielle ou l’adversaire de Macky sera non pas une personne, mais le ”Non”.

Une raison de plus pour annuler un référendum coûteux, pas assez convainquant et qui plonge le Sénégal dans une ambiance électorale d’une présidentielle avant la lettre.
Un combat à mort ou une des parties sortira ragaillardie et l’autre, discréditée.

Assane Samb

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