20 décembre, 2014
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Oumou Sangaré en chute libre : Entre porno et alcool

Oumou Sangaré en chute libre : Entre porno et alcool

Depuis quelque temps, avec Oumou Sangaré, c’est la chute d’une idole, de la gloire à la honte. On ne savait pas qu’elle buvait à ce point, mais son récent comportement à la Grande nuit de l’ORTM à Bamako, avant la Biennale de Ségou, et juste après le Festival Mondial des Arts négres de Dakar, vient sonner l’alerte.

D’abord, Oumou est une récidiviste notoire, car après la nuit de l’ORTM où elle a pété les plombs, à Sikasso elle a remis le spectacle. Quelques morceaux choisis de son discours : « les gens doivent faire l’amour. Sidiki, toi aussi tu es amoureux ? Oumou va te tuer » Pour toute reconnaissance pour ses immenses efforts en vue de promouvoir la musique malienne, le patron de Bozola, Sidiki N’Fa Konaté, venait de prendre une douche écossaise. Heureusement que Mme Konaté (Ouma Djata) n’est pas une femme de nature à flinguer son propre mari comme le font certaines mégères. La briseuse de ménage devra chercher ses marques ailleurs.

Malamine Koné, le parrain de la biennale, doit être encore plus malheureux. « Malamine, je vous aime, je vous adore », a-t-elle lancé au parrain devant sa femme médusée. Puis elle l’a invité à danser sur scène. Il faudra du temps à ce mécène pour consoler sa femme meurtrie. Elle ne se rendait même pas compte qu’ainsi malmené en public, Mala avait déjà tourné les talons. Oumou peut-être sans le vouloir venait de semer la zizanie dans ce couple. Gênés, les officiels aussi avaient quitté la salle. Même les chasseurs qui devaient monter sur scène après son départ n’ont pas voulu jouer leur partition. Le scandale fut à son comble quand au sortir de la rampe la diva s’est écroulée comme un château de sable. C’est l’image d’une idole qui s’affaisse.

Mais aussi de celle du Mali tout entier qui ternit parce que les images de l’ORTM sont reçues jusqu’au cap Horn. Mais le problème est de savoir pourquoi l’a-t-on invitée à Sikasso après ses bourdes à la nuit de l’ORTM. Où elle disait déjà que la musique du Wassoulou est la meilleure musique du Mali. Cela n’empêche qu’Oumou Sangaré soit une artiste émérite pour avoir, à travers sa musique, contribué au rayonnement du Mali un peu partout dans le monde.

A défaut de faire son mea culpa, l’artiste doit, en tout cas, éviter désormais de faire une chute aussi vertigineuse. Il y va de sa propre image de marque, de celle du pays tout entier et pour le bonheur des mélomanes.

D’autant que l’’héritière de Coumba Sidibé est aussi une dame au grand cœur. Elle s’apprête à lancer sa propre fondation pour venir au secours des plus démunis. Cette femme d’affaires qui a monté sa propre marque de voiture peut encore servir la cause commune à condition de ne plus raconter sa propre vie sur scène ni d’étaler ses propres sentiments sur la place publique.

SOUPÇONS D’ACTRICE PORNO

En 2004 déjà, c’était une sortie très controversée d’un film pornographique. Ce film X met en exergue une actrice assimilée à la vedette malienne et un artiste sud-africain Penny Penny. A la faveur de notre séjour au Mali, nous avons profité pour en savoir plus. Là-bas, on a démontré que la dame en question n’était pas la diva.

Depuis l’apparition des DVD, plusieurs films sont disponibles sur ce support. Et surtout les dernières sorties hollywoodiennes. Il n’est pas rare de voir des films qui, une fois sortie au grand écran, sont simultanément disponibles en vidéo CD. Cela contribue à diminuer les entrées dans les salles de ciné, mais aussi à entraver aux intérêts des réalisateurs et des artistes musiciens.

Ce, d’autant plus que ces CD vidéo sont à 90% piratés, c’est-à-dire contrefaits. Actuellement, ce qui défraie la chronique, c’est ce film porno où tout le monde assimile l’actrice principale à la chanteuse. A Bamako, personne ne croit à ce montage. Des vendeurs de CD eux-mêmes aux simples consommateurs, ils sont tous unanimes à dire que c’est du mercantilisme fait pour la salir.

Au Burkina, la rumeur court qu’elle a accepté de tourner ce film pour pouvoir construire son hôtel la « Résidence Wasoulou ». D’autres disent que le réalisateur (son nom ne figure pas sur le CD vidéo) de cette œuvre aurait fait chanter la star malienne, qui aurait refusé de tourner la seconde partie du film. D’ailleurs les commentaires diffèrent selon les sources.

La preuve par la confrontation

Au Mali, des animateurs radio ont fait des recoupements. Ils ont comparé des photos de différents âges dela chanteuse et de sa « sosie ». Résultat : dans le film, la dame a les seins très développés contrairement à la star. Elle a également une tache sur le haut du sein que la chanteuse n’a pas.

La femme du film est grosse et moins élancée ; la star malienne a la bouche fendue, ce que la femme du film n’a pas. Par contre dans ce film X, elle a de grosses lèvres. De plus, il ressort que l’artiste a un nez court à l’opposé de l’actrice du CD vidéo. Ces animateurs, qui ont également vu une version plus originale de cette œuvre, « Mali est grave », ont constaté que la musique du film n’est pas celle de la vedette de la chanson, alors que la version commercialisée porte le titre de sa dernière cassette, « Laban ». Toutes ces contradictions ont fini par convaincre les plus sceptiques que celle qui fait lactualité n’a jamais tourné dans ce « Mali est grave ».

L’hôtel Résidence Wasoulou n’est qu’une partie de la fortune de la vedette. Pour une star qui a fait le tour du monde depuis la sortie de sa première K7 en 1989. Et pour qu’elle n’entre pas dans ce débat, son mari lui a conseillé de ne pas répondre. Heureusement que le moral de l’originaire du Wasoulou n’est pas atteint, car pendant notre séjour, elle était en tournée européenne. D’aucuns racontent que ses biens (Résidence Wasoulou et sa villa) ont été saccagés. Il n’en est rien, car durant notre séjour au bord du Djoliba, nous avons pu visiter l’hôtel, qui est bel et bien là et intact.

Et jusqu’à notre départ, nous n’avons pas été informé d’actes de vandalisme à son encontre. D’ailleurs au Mali, on ne parle même plus de ce film, que tout le monde a fini par considérer comme truqué. Mieux, la police effectue souvent des descentes pour saisir ces CD piratés. A notre avis, le ou les auteurs du film ont utilisé l’image de la Malienne pour vendre leur produit dans la sous-région. Raison de plus pour que cette dernière fasse maintenant très attention.

Cébé avec I. Traoré