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Ouverture des classes en banlieue- Une rentrée au forceps

 

 Au moment où le concept «Ubbi Tey, Jang Tey» est clamé urbi et orbi, plusieurs écoles  de la banlieue ne sont pas encore opérationnelles. La raison est toute simple : la plupart des réceptifs scolaires sont envahis par les eaux.

Le système «Ubbi Tey Jang Tey» mis en branle par les autorités se noie dans les eaux de pluies. Conséquence immédiate : il n y’a pas eu de rentrée pour le corps enseignant, notamment dans la banlieue dakaroise où les écoles sont englouties  par les eaux de pluies. Et pourtant Louis Gomis, qui s’active dans la cadre de la  lutte contre les inondations,  avait tiré la sonnette d’alarme. Un tour au niveau de plusieurs établissements  de la banlieue nous renseigne de la gravité du problème. A l’école Malick Ndiaye sise à Yeumbeul -Sud, les eaux de pluies campent le décor.

A l’intérieur, une motopompe est installée pour l’évacuation des eaux de pluies stagnantes qui ont envahi la cour de l’école.  C’est la même situation à Diamaguene. Ici l’établissement de Sam Sam 3 n’est pas fonctionnel, de même qu’à Keur Massar où les grandes écoles se noient aujourd’hui sous les eaux malgré des efforts qui ont été fournis par les autorités à travers la mise en place du Plan décennal de lutte contre les inondations.

Si l’on se fie à Louis Gomis, «la rentrée  scolaire est impossible à date échue car les salles de classe de la banlieue doivent être désinfectées, suivi d’une grande opération de désherbage et de nettoiement des cours des établissements».

«C’est une chose à laquelle les autorités devraient d’abord songer  en amont avant d’annoncer la date de l’ouverture des classes », renchérit-il. A son avis, les élèves doivent étudier dans de bonnes conditions. Il  faut que les autorités pensent encore aux  enfants de la banlieue car ceux qui étudient dans ces écoles peuvent diriger le pays demain ou devenir des cadres.

Par contre, dans la commune de Yeumbeul, il n’ya pas eu d’écoles inondées pour cette année, contrairement aux années précédentes. Ceci  à cause des travaux du drainage des eaux qui ont été  faits  au niveau des zones basses par les responsables politiques de la localité, notamment le maire Daouda Ndiaye et l’honorable député Samba Demba Ndiaye.

A Nietty Mbar, deux écoles sont sous les eaux, sans parler de l’établissement occupé par les victimes des inondations, chassées de leurs habitations par les fortes pluies de cette année. Le phénomène n’a pas épargné certains établissements privés. Il faut signaler que 8 écoles sur 10, que nous avons visitées au niveau de la banlieue, demeurent occupées par les eaux de pluies stagnantes. Une situation qui risque de bloquer le système «Ubbi Tey Jang Tey». Interrogé sur la situation, un directeur d’école, sous le couvert de l’anonymat, déclare que les Sénégalais sont allés trop vite en besogne. C’est une chose qui devrait d’abord être prévue avant le démarrage des cours ; néanmoins, des efforts sont en train d’être
faits  pour la reprise des cours en ce début du mois d’octobre comme annoncé».

Sada Mbodj

 

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