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Ouverture prématurée de la campagne éléctorale- Des excès de toutes sortes…

REWMI.COM On assiste, depuis quelques jours, à des excès de toutes sortes : écarts de langage entre hommes politiques, assassinats d’enfants, attaques contre le Ministre de l’Intérieur, Amnesty International, etc.

C’est connu, la période de campagne électorale est généralement criminogène dans notre pays. Non pas parce que les Sénégalais s’entretuent, mais parce que l’on assiste à des morts suspects, ressemblant, à bien des égards, à des sacrifices humains.

Ce qui s’est passé à Touba où un jeune de 8 ans a été égorgé et un autre du même âge violé et tué à Dakar, est assez illustratif de ce que nous venons d’avancer. Ces actes barbares que les autorités publiques ne cessent de dénoncer et qui risquent de se multiplier, s’inscrivent dans la nocivité d’une période de précampagne où tous les excès sont permis.

Les sacrifices ne sont pas à exclure d’autant que ces actes ne se produisent que dans ces périodes. Nous vivons dans une société de superstition où les marchands d’illusion imposent à leurs ‘’clients’’ toutes sortes de manœuvres, comme le fait de déterrer des morts.
Mais, ce n’est pas tout. La surenchère verbale est devenue quotidienne avec des hommes politiques qui se crêpent le chignon à tout bout de champ. On me dira que ce n’est pas nouveau. Mais, force est de reconnaitre que la passion avec laquelle l’adversité se déchaine renvoie à une animosité viscérale.
Tous les arguments sont bons pour fustiger l’adversaire, le discréditer et le jeter en pâture à une opinion qui assiste, impuissante, à la montée de cette passion.

Idrissa Seck, le leader de Rewmi, s’est attiré les plus grandes salves de missiles parce que n’hésitant pas à s’attaquer au président de la République, à sa gestion et à son bilan.

Pour lui répondre, son ancien allié, Talla Sylla, monte en commando et sort l’artillerie des chantiers de Thiès.
Bien sûr, les partisans d’Idy ripostent de la même façon.

Hier, c’est le Ministre de l’Intérieur qui en a eu pour son grade. Invité à la 2STV, il a professé des propos dont le caractère partisan a fait penser à une bonne partie de l’opposition qui demande sa démission, qu’il n’est pas la personne appropriée pour diriger des élections.
Mais avant lui, c’était le Premier ministre qui s’en prenait à Amnesty International et à son rapport annuel avec des propos peu courtois.

J’ai en effet été toujours émerveillé par la manière dont le Sénégalais s’engage en politique. Il le fait avec passion, y jette son va-tout et espère en retour être récompensé d’une manière ou d’une autre. La politique est devenue ainsi le moyen le plus rapide d’ascension sociale avec les moyens qu’elle procure et les opportunités qu’elle offre.

Il ne s’agit nullement de servir son pays en mettant sa compétence et ses relations à son service. La politique qui est censée être l’art de servir la cité, est perçue, ici, autrement : C’est l’art de se servir et de servir les siens.

Rien d’étonnant alors s’il y a autant de passion. Si chacun prêche pour sa chapelle, les plus faibles seront écrasés d’une façon impitoyable.

Le citoyen qui arrive au pouvoir pensera ainsi y demeurer par tous les moyens et ceux qui n’y ont pas accès ne rêvent que de l’être.

C’est seulement dans nos pays que les hommes politiques sont plus riches que l’Etat. Ici, les ministres sont plus nantis que leurs collègues du Nord, même si ce sont ces Etats qui viennent ici financer le minimum de réalisations de nos Gouvernants.

L’indice de la corruption est encore élevé car ceux qui peuvent n’hésiteront pas à se servir et à accumuler des milliards ou des sommes moindres indûment gagnés.
En conséquence, il appartient au peuple de savoir raison garder. Cette bande de racailles appelées politiciens ne font pas le tiers de la population.

Malgré tout, ils prennent les autres en otage en leur faisant toutes sortes de promesses et en les ‘’achetant’’ par de maigres sommes pour qu’ils votent pour eux.

Il faut donc que les parents surveillent leurs enfants. Hier, c’étaient les albinos, aujourd’hui, ce sont les tout-petits qui sont sacrifiés. Ces gens-là sacrifieraient leurs géniteurs pour accéder au pouvoir ou pour y rester.

Restons vigilants. Ceux qui meurent à leur service comme Mamadou Diop sont oubliés parce qu’ayant pactisé avec le diable.

Alors, laissons-les s’entredéchirer en public, car, en privé, ils se fréquentent et s’entraident même. Comme au théâtre, ils jouent un rôle au service d’un objectif qui est souvent bassement matériel.

Assane Samb/Rewmi quotidien

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