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OXFAM, cheval de Troie du régime de Macky Sall ?

Alors que les nuages ne se sont pas encore dissipés dans le ciel couvert du régime de Macky Sall englué et empêtré dans le scandale PETROTIM, voilà qu’une nouvelle affaire vient frapper de plein fouet ce pouvoir, décidément poursuivi par la poisse, et qui commence à manger son pain noir depuis qu’il a commencé à (mal)gouverner ce pays i.e. en 2012.

Dans ce scandale PETROTIM, le régime de Macky Sall est passé par tous les états, eu égard à une situation intenable. Malgré les manœuvres de toutes sortes, pour se tirer d’affaire, les faits sont là, tenaces, accablants et implacables. Et c’est le camp présidentiel qui a craqué le premier, avec l’ex-ministre en charge de la communication, El Hadji Hamidou Kassé, qui a vendu la mèche sur les plateaux de TV5 puis d’AFRICA RADIO, avec son « djëfur » (délire-déballage) de tonnerre. Par la suite, le pouvoir de Macky Sall aura tout essayé pour réduire au silence ses pourfendeurs : dénégations, contre-feux, calomnies, menaces et répression policière. En vain. Le député-Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, a tenté la gageure de blanchir le mouton noir. Il faut rappeler que cet homme a mangé à tous les râteliers, pour s’être fait inviter aux festins de tous les régimes qui ont eu à gouverner le Sénégal depuis l’Indépendance (Senghor, Diouf, Wade, Sall). Mais, rien n’y fait.

Avec « l’affaire Elimane Kane-OXFAM », c’est un régime aux abois qui voit une ONG voler à son secours pour sanctionner sévèrement un de ses pourfendeurs. Nullement dérangée de clamer publiquement sa position pour les LGBTI, l’ONG OXFAM n’a pas fait mystère de son penchant pour la promotion des homosexuels au Sénégal, quitte à recourir à des représailles contre ses agents qui refuseraient de se conformer aux injonctions du mail interne. De fait, l’ONG OXFAM clame publiquement sa position pour les LGBTI (lesbiennes, les gays, les bisexuels, les transgenres et les intersexuels) en ces termes : « Tout être humain, en particulier les personnes LGBTI et d’autres minorités, ont des droits, reconnus ou non par la loi, qu’il faut respecter et protéger ». Seulement, le mérite d’OXFAM est de n’avoir pas fait de faux fuyants pour motiver sa décision de licencier Elimane Kane. « En s’impliquant dans le débat sur la gestion du pétrole au Sénégal, de manière visible et au nom de son organisation LEGS AFRICA, sans consulter son organisation, il a été suspendu de ses fonctions le 28 juin 2019 », a fait savoir l’ONG britannique, qui a tiré les conséquences des agissements de son agent : « Monsieur Kane a commis une faute lourde dans la mesure où il n’a pas respecté l’intégrité et préservé la réputation d’Oxfam ». Elimane Kane qui voit enclencher contre lui une procédure de licenciement, par son employeur, l’ONG britannique au Sénégal OXFAM, qui a saisi pour cela l’Inspection du Travail, a payé pour sa « faute lourde », qui est d’avoir refusé d’appliquer le nouvel agenda d’OXFAM pour promouvoir les homosexuels et autres lesbiennes et personnes transgenres. Le motif évoqué par OXFAM pour saisir l’inspection du travail en vue d’une autorisation de licenciement d’Elimane Kane pour « faute lourde, avec mise-à-pied conservatoire de 15 jours sans salaire », renvoie à la pétition lancée par LEGS-AFRICA pour demander une action judiciaire dans l’affaire du gaz, sa participation à la conférence de presse de l’initiative citoyenne « Aar Liñu bokk » et ses sorties dans les médias en tant que président de LEGS-AFRICA. Naturellement, la volée de bois vert qui a suivi, a été fulgurante. En tant qu’organisation membre de la Plateforme ‘’Aar liñu bokk‘’, Y EN A MARRE a fustigé ‘’cette attitude visant à priver un citoyen sénégalais du droit de s’exprimer sur des questions nationales‘’. Moustapha Diakhaté, ancien président du Groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar à l’Assemblée nationale et ancien directeur de cabinet politique du président Macky Sall, n’a pas fait dans la dentelle, pour déclarer : « L’Etat du Sénégal doit, sans délai, retirer à OXFAM son agrément, expulser du territoire national son personnel non africain pour agression des valeurs islamiques et chrétiennes qui habitent notre peuple ».

La lettre d’Elimane Kane

Pour que nul n’en ignore, Elimane Kane a rédigé une lettre dans laquelle il :

– informe que « le vendredi 28 juin 2019, Oxfam International a envoyé un e-mail commun à tous les agents d’Oxfam  intitulé  “Lettre d’amour”, dans lequel il est question de la condition des LGBTI dans l’organisation et de la nécessité de les promouvoir, de leur donner des postes de responsabilité, de renforcer leur leadership dans les pays du Sud ; et la lettre se termine par une menace aux pays et agents qui refuseraient leur solidarité à cette nouvelle vision d’Oxfam de quitter la confédération ;

– fustige « une entreprise de prédation de nos valeurs positives et de déstabilisation socioculturelle » ;

– dénonce « le caractère irrespectueux et violent du mail interne, en démontrant comment cette injonction est contradictoire aux principes défendus par Oxfam en voulant imposer à tous une vision non partagée ».

Elimane Kane, qui a intégré OXFAM en avril 2013, et qui y a occupé un poste de responsable du Portfolio Afrique de l’ouest en gouvernance et moyens d’existence, avant de rejoindre le Bureau pays en 2014, en tant que responsable et Lead du Programme Gouvernance, a tenu aussi à préciser que « Depuis au moins deux mois, j’avais moi-même demandé, suite à de multiples pressions internes et un environnement toxique interne, créé par le comportement de la directrice d’OXFAM, de négocier mon départ de l’organisation ». La lettre d’Elimane Kane se termine par un appel à la lutte : « Le projet de l’organisation de pousser les barrières pour imposer leur orientation sexuelle à nos sociétés est inacceptable et ne devrait prospérer au Sénégal. Là  est le combat qui mérite d’être mené avec d’autres organisations pour amener les autorités à prendre des mesures dissuasives contre Oxfam et toutes les autres organisations qui veulent imposer cet agenda à leurs agents et dans notre pays ».

Cela dit, pour mieux comprendre la question de l’homosexualité au Sénégal, il faut se hâter de consulter le document élaboré le 25 septembre 2014 par la Division de l’Information, de la Documentation et des Recherches de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et intitulé «Sénégal : la situation actuelle des personnes homosexuelles ». Après lecture dudit document, on peut y relever trois informations majeures :

  1. La négation de tout problème par les autorités sénégalaises

Pour les autorités sénégalaises, « les homosexuels ne sont pas maltraités ». Le Sénégal a affirmé en octobre 2013, lors de l’Examen Périodique Universel (EPU), devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, l’absence dans son arsenal législatif, d’un texte incriminant l’homosexualité en tant que telle, assurant qu’aucune personne n’est détenue dans le pays en raison de son orientation sexuelle et qu’aucune procédure judiciaire n’est engagée au Sénégal contre les homosexuels. Il faut préciser que l’article 319 du Code pénal sénégalais punit d’un à cinq ans (1 à 5 ans) de prison ferme « quiconque aura commis un acte impudique ou contre-nature avec un individu de son sexe ».

  1. La perception négative de l’homosexualité par la société sénégalaise

Dans un pays composé à plus de 95% de musulmans, l’homosexualité est un sujet sensible et tabou à telle enseigne que toute idée de dépénalisation de l’homosexualité entraine une réaction musclée de la population, poussant ainsi les autorités à apporter un démenti immédiat. Rejetée par l’Islam, l’homosexualité est aussi réprouvée par l’Eglise.

  1. Les associations de soutien à la cause des homosexuels

Il existe au Sénégal des ONG locales, comme internationales, qui soutiennent la cause des homosexuels. Mais en raison des lois pénalisant l’homosexualité et de la stigmatisation, ces ONG, jusqu’à une certaine période maintenaient un profil bas et opèrent en catimini. Mais, depuis quelques temps, elles ont pignon sur rue et s’expriment à visage découvert.

L’homosexualité, « le sujet qui fâche » chez Macky Sall

Entre Macky Sall et la polémique autour de la question de l’homosexualité, c’est une vieille histoire qui remonte à plusieurs années. Déjà, dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 2012, des membres de la coalition Benno Bokk Yaakaar, réunis le lundi 12 mars 2012 à Dakar, sur la défensive, avaient déclaré que leur candidat admis second tour, Macky Sall, « ne bénéficie pas de soutien de lobbies homosexuels et ne les défend non plus ». Jean-Paul Dias, de la coalition Benno Bokk Yaakaar, lors d’une rencontre avec la presse, avait déclaré : ‘’Macky Sall n’est pas soutenu par des organisations de défense des droits des homosexuels. Il n’est pas leur candidat, il est celui des Sénégalais qui l’éliront demain’’. Le candidat Macky Sall, admis au second tour de l’élection présidentielle, avait prôné une gestion “responsable” de la question de l’homosexualité avec “toutes les forces vives“, non sans relever que cela pose “un problème” au sein de la société sénégalaise. « En cas de victoire, nous la gérerons de façon responsable avec toutes les forces vives qui sont mobilisées pour donner une société moderne au Sénégal’’, avait dit Macky Sall, en réponse à une question sur la dépénalisation de l’homosexualité, lors d’une conférence de presse avec d’anciens candidats au premier tour qui l’avaient tous rallié pour le second tour pour faire barrage à Abdoulaye Wade.

Le 10 mars 2012, le quotidien sénégalais PREMIÈRE LIGNE écrivait : ‘’Le candidat Macky Sall n’attire des convoitises que du côté des lobbies politico-économiques français dont l’UMP du président Sarkozy et le Groupe Bolloré constituent les piliers centraux’’. Macky Sall intéresse également les lobbies homosexuels qui auraient déjà pris contact avec lui. Ces derniers, qui se battent pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité, trouvent en lui un allié plus conciliant, contrairement au président Abdoulaye Wade qui a refusé de parapher la Convention de Genève’’.

Quand le président Obama invite Macky Sall à légaliser l’homosexualité

L’un des thèmes majeurs qui avaient ponctué la visite du Président Barack Obama au Sénégal, en juin 2013, c’est sans aucun doute la question de la dépénalisation de l’homosexualité. Arrivé au « Pays de la Teranga » au lendemain de la décision de la Cour Suprême des USA d’invalider la Loi contre le mariage gay en Californie, le Président Obama n’avait pas manqué d’être apostrophé sur le sujet lors de la conférence de presse tenue au Palais présidentiel aux côtés du Président Macky Sall lui-même interpellé aussi sur cette question. A l’occasion  de cette fameuse conférence de presse conjointe, tenue au Palais présidentiel de Dakar,  le jeudi 27 juin 2013, la première question posée par une journaliste américaine a porté sur la décision rendue la veille par la Cour suprême américaine favorable au mariage homosexuel. Elle s’adressait non seulement à Mister President Obama, mais aussi au président sénégalais, pour ainsi dire sommé de prendre position sur une éventuelle décriminalisation de l’homosexualité au Sénégal. Mais, la réponse du président Macky Sall, était on ne peut plus floue et alambiquée : “Le Sénégal est un pays tolérant qui ne fait pas de discrimination en termes de traitement sur les droits (…). Mais on n’est pas prêts à dépénaliser l’homosexualité. C’est l’option du Sénégal pour le moment. Cela ne veut pas dire que nous sommes homophobes. Mais il faut que la société absorbe, prenne le temps de traiter ces questions sans qu’il y ait pression”. Une réponse du Président Macky Sall qui avait laissé beaucoup de Sénégalais sur leur faim. En effet, en lieu et place d’une position claire et sans équivoque, le Président Macky Sall s’était encore montré sibyllin là où les gens attendaient une clarification nette. Ce qui dérange, nous laisse songeurs voire sceptiques, ce sont les notions « pour l’instant » ou « pour le moment » utilisées par le Président Macky Sall dans son argumentaire. Comme s’il fallait attendre que l’orage passe, et un moment propice, pour faire avaler la pilule amère aux Sénégalais. Le moins qu’on puisse dire c’est que la position de Macky Sall, trop ambigüe, n’est pas suffisamment claire et ferme au point de trancher le débat pour de bon, en mettant tout le monde d’accord sur ses intentions réelles. Les interrogations demeurent et subsistent après la conférence de presse, les Sénégalais n’étant pas plus édifiés et rassurés qu’ils ne l’étaient avant. Il est vrai qu’il n’est pas très aisé de démêler l’écheveau entre Macky Sall et ce « sujet qui fâche », tant les actes posés par le chef de l’Etat, en rapport avec le problème de l’homosexualité, bien avant même son élection, ont toujours été marqués du sceau de l’ambigüité. Pour comprendre la position nuancée et floue du Président Macky Sall sur l’homosexualité, il n’est pas superfétatoire de remonter le temps pour se remémorer les différentes péripéties qui ont jalonné l’émergence et l’implantation du phénomène. Et puis, « Gérer de façon responsable, comme dans les sociétés modernes », voudrait-il signifier légaliser le « mariage pour tous » comme cela fait florès dans les pays du Nord ? « Gérer de façon responsable, comme dans les sociétés modernes », voudrait-il signifier autoriser à tout va les « gay pride » (marche des fiertés) à travers les artères de nos villes ? « Gérer de façon responsable, comme dans les sociétés modernes », voudrait-il signifier encourager l’homosexualité à travers l’impunité d’actes contre-nature qui favorisent, par exemple, le “coming-out” ? Le ” coming out” ou “dévoilement“, désigne l’annonce volontaire d’une orientation sexuelle ou d’une identité de genre à son entourage. C’est une étape essentielle du processus d’acceptation du jeune. Le jeune, ou le moins jeune, ressent le besoin de divulguer son orientation sexuelle ou de simplement cesser de vivre avec une étiquette d’hétérosexualité qui n’est pas la sienne. Quant à l’”outing“, il désigne l’acte de révéler qu’une personne est homosexuelle sans son accord. Pour la personne “outée“, c’est un acte d’une grande violence, qui peut l’exposer et la fragiliser. C’est le temps d’assumer son orientation sexuelle sans subir de représailles.

Déjà, relayé par le journal « LE PAYS AU QUOTIDIEN », dans sa livraison n° 205 du 22 mars 2012, Ahmed Khalifa Niasse appelait à « voter massivement pour Abdoulaye Wade, le 25 mars, pour barrer la route à la coalition de la pédophilie et de l’homosexualité ». Lors de son meeting de clôture de la campagne électorale, tenu le 23 mars 2012, sur le terrain nu de Diamalaye, à Dakar, le candidat Macky Sall avait comme invité spécial un certain Jack Lang, inventeur de la Fête de la musique, mais surtout un des initiateurs et non moins grand défenseur de la « Gay Pride ». Selon l’Hebdomadaire JEUNE AFRIQUE, Jack Lang avait été mandaté par François Hollande, le candidat du PS français à la présidentielle, pour apporter un soutien public au challengeur d’Abdoulaye Wade. Un soutien « logique », selon Lang, puisque le PS sénégalais avait appelé à voter pour Sall, au second tour de la présidentielle, le 25 mars 2012. Lang et Sall ne se connaissaient pas, mais, à la mi-mars, avaient échangé des amabilités par téléphone. Avaient assisté au meeting du candidat Macky Sall, du 23 mars 2012 à Diamalaye, un certain Alain Madelin, vieux ami d’Abdoulaye Wade, avec lequel il a eu à siéger dans l’Internationale Libérale, et qui a par la suite pris ses distances avec « Gorgui », mais aussi Jean-Pierre Pierre-Bloch, ancien journaliste et député français. Mais, on ne saura jamais pourquoi, Jack Lang a posé un lapin à Macky Sall en répondant aux abonnés absents au meeting. Il se susurre que si Jack Lang a finalement renoncé à faire le voyage, c’est qu’il avait été rappelé à l’ordre par la « 10, rue de Solferino » (siège du quartier général du Parti Socialiste Français), qui voyait d’un mauvais œil cette alliance contre-nature, avec un Socialiste qui soutient un Libéral. Pour ne rien arranger, le célèbre homosexuel Babacar Ndiaye, avait mis les pieds dans le plat en avouant avoir reçu un passeport diplomatique (fièrement brandi à travers des images sur le web) sur instructions du Président Macky Sall, un privilège auquel des chefs religieux Sénégalais ne pouvaient plus prétendre car étant spoliés de ce sésame si précieux, au profit de…pédés. Le secrétaire général de l’Union des Jeunesses Travaillistes Libérales (UJTL) du PDS à l’époque, le jeune Bara Gaye, ne disait pas autre chose, mais l’avait payé très cher en subissant les foudres du Président Macky Sall qui, chose troublante, avec ses séides, semble toujours  perdre ses nerfs et son sang-froid à chaque fois qu’on évoque ses accointances supposées ou réelles avec la communauté LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres). Il y a problème. Le fait seulement que le nom de Macky Sall, président de la République du Sénégal, soit associé systématiquement et de façon invariable à la pédérastie, pose problème. Ce qui est constant également, c’est que la controverse autour de la dépénalisation de l’homosexualité est née et a pris des tournures importantes sous le magistère du Président Macky Sall. Auparavant, jamais le problème ne s’est posé avec autant d’ampleur et d’acuité. Au demeurant, le « discours moderne » sur l’homosexualité tendant  à « gérer avec responsabilité » (légaliser ?) cette question qui touche à l’orientation sexuelle des gens ne saurait prospérer dans le contexte de la société sénégalaise très conservatrice par essence. D’ailleurs, d’aucuns s’accordent à dire que « l’homosexualité n’est pas une porte d’entrée dans la modernité ». Tout compte fait, il n’y a aucun doute aujourd’hui sur l’existence, au Sénégal, de puissants lobbies qui tirent les ficelles derrière et travaillent au corps des personnalités de l’Establishment afin de parvenir à leurs fins, c’est-à-dire la dépénalisation de l’homosexualité, avec tout ce que cela charrie comme corollaires : marches de la « Gay Pride », mariages homosexuels (Dieu nous en garde !), etc. Il faut rappeler également qu’avant sa nomination dans le gouvernement du président Macky Sall, le 2 septembre 2013, comme garde des sceaux, ministre de la justice, Sidiki Kaba, avocat et défenseur des droits de l’homme, s’était forgé une solide réputation internationale, en présidant la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et en défendant la cause des gays. Voilà ce qu’il déclarait à l’époque : «Quant à l’Etat, qui se targue de défendre la démocratie et les droits de l’Homme,  il vaudrait mieux qu’il s’engage sur le chemin de la dépénalisation de l’homosexualité ». L’engagement de Sidiki Kaba paraissait donc clair et sans aucune ambiguïté, à tel point que les organisations de défense droits des homosexuels pensaient pouvoir s’appuyer sur lui pour faire entendre leur cause.

Les homosexuels ont le vent en poupe

De fait, les scandales d’orgies homosexuelles sont monnaie courante sous le régime de Macky Sall. En effet, dans la nuit du 24 au 25 décembre 2015, pendant que les musulmans célébraient le Maoûloud (naissance du Prophète Mouhamed, PSL), et que les chrétiens se préparaient à fêter Noël (naissance de Jésus, Prophète Issa chez les musulmans), onze (11) personnes (des homosexuels ?) soupçonnées d’avoir participé à un mariage gay, étaient interpelées par la police de Kaolack, dans l’enceinte du lycée Ibrahima Diouf, lors d’une soirée. Mais, contre toute attente, le procureur du Tribunal de Grande Instance de Kaolack, considérant que le dossier ne contient pas d’éléments suffisants pour les incriminer, classe l’affaire sans suite et ordonne leur remise en liberté. Ce qui a eu l’heur d’horripiler l’imam Massamba Diop de l’ONG JAMRA, qui déclara avoir mené une enquête et avoir recueilli auprès de la Police des informations tangibles. « Pour ce mariage, l’identité des mariés est connue. Il s’agit d’Adama Kane, ” le mari”, et d’Omar Ndiaye, “l’épouse”. Un sacrilège ne pouvait être plus horrible », avait-il pesté. Il se dira perplexe de la décision du procureur de Kaolack qui a déclaré n’avoir pas eu suffisamment de charges pour retenir les prévenus.

Mais, diantre ! que vient faire faire OXFAM dans cette affaire de pétrole et de gaz qui met tout le Sénégal sens dessus-dessous, et vouloir punir un Sénégalais qui ne fait que se conformer aux dispositions de la Charte fondamentale de son pays, la Constitution, qui dit clairement que les ressources naturelles appartiennent au peuple. En bon citoyen, Elimane Kane n’a fait qu’accomplir son  devoir de refuser que les ressources de son pays soient spoliées et vendangées par des prédateurs sans foi, ni loi, et qui ont bénéficié de la complicité de l’Etat, au plus haut sommet. Manifestement, l’ONG OXFAM mène un combat d’arrière-garde. L’on se rappelle encore qu’en début du mois de novembre 2018, le pouvoir de Macky Sall, après le retrait de l’agrément de LEAD AFRIQUE, avait adressé à OXFAM, OSIWA, et ENDA, des mises en demeure, au détour desquelles, lesdites ONG avaient un mois pour se prononcer sur les présumés financements qui seraient tombés entre les mains de Y EN A MARRE. Ayant frôlé le retrait de son agrément, OXFAM, comme un chat échaudé, veut livrer, à présent, par procuration, un combat au profit de l’Etat du Sénégal. Et c’est le pauvre Elimane Kane qui a servi d’agneau du sacrifice. OXFAM voudrait elle entrer dans les bonnes grâces du pouvoir de Macky Sall qu’elle ne s’y prendrait pas autrement ? Wait and see.

 

Pape SAMB

papeaasamb@gmail.com

 

 

 

 

 

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