PALUDISME Recul de la mortalité de 50% en 6 ans

Entre 2009 et 2015, et selon les chiffres du ministère de la santé, le nombre de décès imputés au paludisme a chuté de 50%, ce qui correspond à environ des millions de vies sauvées.

Baisse considérable des cas, et des décès, avancées significatives dans la lutte anti-vectorielle en 6 ans. Et l’on apprend, par des chiffres communiqués par le ministre de la Santé que le paludisme tue de moins en moins au Sénégal. Depuis 2009 la maladie a chuté de 50% avec une prévalence qui est passée de 3% à 2,1%. C’est la révélation faite, hier, par Eva Marie Coll Seck lors du lancement du Pacte d’engagement des députés dans la lutte contre le paludisme. Un chiffre qui correspond à des millions de personnes sauvée. Ainsi, en 2015, plus 492.0000cas de paludisme ont été confirmés au Sénégal, pour près de 500 décès. Cela, principalement dans les régions de Tambacounda et Kaolack qui enregistrent les plus forts taux avec, respectivement, 23%, 7% en 2008 et 0,3% au Centre et 5,9%». La couverture universelle en moustiquaires imprégnés à longue durée d’action (Milda) a beaucoup contribué à cette performance. Une stratégie de campagne de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda)a visé toutes les couches de la population selon l’approche par ménage et permis de distribuer 8.736.480 Milda touchant ainsi plus de 900 mille ménages dont ceux des couches les plus pauvres, a souligné le ministre de la santé devant les députés. En plus des 14 millions de Milda distribuées en 2014, plus de 8 millions de moustiquaires seront mis à la disposition des populations en 2016. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le chemin à parcourir est encore long alors que la résistance aux médicaments se développe et que les insecticides montrent moins d’efficacité, a averti le ministre de la santé et de l’Action sociale. C’est pourquoi, a poursuivi le ministre, le Sénégal a l’ambition d’aller vers la pré-élimination du paludisme d’ici à 2020. Aujourd’hui, plus que jamais, il nous faut renforcer les acquis par la mise à l’échelle des interventions à efficacité prouvée recommandées par l’OMS. Toutefois des défis demeurent encore, notamment l’accès universel aux interventions majeures que sont le diagnostic par les tests de diagnostic rapide (TDR) et le traitement par les combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA) jusqu’au niveau communautaire.

M BA

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