PAPE DIENG ANNONCE LA VENTE DE 4 HECTARES DE L’ENTREPRISE A DAKAR

Le tout nouveau directeur général de la Suneor a visité, ce mardi 31 mai 2016, les différentes installations de l’usine de Diourbel. Pape Dieng, après sa rencontre avec le personnel de cet établissement industriel, a annoncé le démarrage des ateliers qui sont à l’arrêt à cause d’un manque de matières premières. Cette situation est liée, selon lui, à la mise en œuvre du système carreaux usine. Pape Dieng a également annoncé la vente de 04 hectares de terrain de l’entreprise à Dakar pour financer les activités.
En visitant l’usine, on se rend compte qu’il y a pas  mal d’ateliers qui sont à l’arrêt simplement parce qu’on n’a pas de graines d’arachide, parce qu’on n’a pas d’huile brute végétale à raffiner ou bien qu’il manque  quelques pièces de rechange », a-t-il lancé. Et de poursuivre : « le vrai problème qui fait qu’on n’a pas de graines est le problème de carreaux usine. Le paysan qui amène ses graines chez l’opérateur privé semencier ou à l’usine et qui attend d’être payé, s’il voit qui est prêt à payer, il préfère vendre ses graines à celui qui a son argent .Le jour où on fera comme tout le monde, c’est à dire financer les gens pour qu’ils achètent des graines, on aura des graines. Il faut qu’on s’adapte si on veut continuer à vivre parce que on est dans un système concurrentiel ».
S’agissant du diagnostic, il a demandé au personnel de produire un document dans 15 jours et ce document sera présenté au Premier ministre dans 45 jours. « Nous allons trouver les financements. On a supprimé l’activité de trituration à Dakar. Les aires qui étaient utilisées pour stocker ces graines seront vendues pour renflouer les  fonds propres de l’entreprise pour pouvoir redémarrer parce que nous avons trouvé l’entreprise dans une mauvaise situation du point de vue des dettes mais aussi du point de vue perte sur le capital. On a fait une étude qui nous a permis de savoir que les 16 hectares et demi de l’usine, s’ils étaient vendus devraient rapporter 91 milliards mais nous allons vendre que les 4 hectares. Il faut renflouer la structure par un apport de fonds propres  et  une  restructuration de la dette par reprofilage. Là, c’est indispensable Nous devons tout faire pour  sécuriser  l’approvisionnement en arachide des usines, lors de la prochaine campagne de commercialisation ». Pape Dieng dira dans la foulée : « La dette de l’usine se chiffre à 54 milliards de nos francs et le déficit du capital est évalué à 17 milliards ».
Avec sud OnLine

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