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Pape Malikou Diakhaté: «On doit parfaire notre secteur défensif en équipe nationale»

Parfaire le secteur défensif pour ne pas prendre de buts et être à l’abri de tout revers lors des matchs retour. Telle est la consigne donnée par le défenseur international sénégalais de Nancy, Pape Malickou Diakhaté. Lequel, suspendu lors de la troisième journée des éliminatoires de la Can, prédit un retour en force en équipe nationale. Malickou parle aussi de son avenir.
Avez-vous regardé le match Sénégal-Tanzanie ?

Oui, j’ai regardé l’intégralité du match en direct.

Comment trouvez-vous la Tanzanie, prochain adversaire des Lions ?

Sur les 15 premières minutes au match aller, ils ont été bons. Connaissant le Sénégal, à chaque fois que l’adversaire parvient à dérouler son jeu et manier la balle, nos supporteurs se mettent à les supporter un tout petit peu. C’est le fair-play sénégalais. Mais bon heureusement on a marqué. On est arrivé à dérouler et prendre confiance. Ce n’est jamais facile de jouer contre des équipes comme la Tanzanie. Le Sénégal est aujourd’hui l’équipe à battre. Toutes les équipes sont super motivées pour nous battre, donc il faut qu’on garde notre ligne. Je pense qu’à partir de là, il n’y a rien à craindre. A voir le potentiel individuel le Sénégal est l’une des meilleures équipes d’Afrique. Maintenant, il faut qu’on garde cette discipline que le coach essaie d’instaurer. Si on arrive à le faire, on n’aura rien à envier aux autres équipes africaines, voire mondiales.

Dans quel secteur pensez-vous qu’on doit apporter des rectificatifs en vue du match retour ?

C’est le secteur défensif. On doit parfaire ce secteur parce que quand on joue à l’extérieur, le plus important est de ne pas prendre des buts. Avec le potentiel offensif qu’on a, on ne peut pas jouer un match sans marquer de buts. Avec des joueurs comme El Hadji Diouf, Mamadou Niang, Henri Diomansy Kamara et autres, on n’a peur de rien. Il faut juste arriver à avoir cet équilibre défensif et offensif qui nous a permis de gagner et de ne pas prendre de but. Je pense qu’on l’a trouvé contre la Tanzanie à Dakar.

Durant votre absence, Abdoulaye Diagne Faye a été positionné dans l’axe et il s’en est bien sorti ; cela ne va-t-il pas accentuer la concurrence ?

C’est sûr ! En sélection, les places ne sont pas données. Aucune place n’est donnée d’ailleurs. Le plus important c’est de jouer dans son club et faire de très bons matchs. Ensuite garder la même discipline si l’on vient en sélection. Les mêmes vertus : se donner à fond, ne pas sortir dans les boîtes et ne pas faire de conneries. Pour le reste, il y a des gens qui sont aptes à juger de cela. Il n’y a pas de problème, on fait entièrement confiance au staff technique.

L’équipe nationale vous manque-t-elle ?

Grandement ! L’équipe nationale me manque beaucoup. Quand on vient en équipe nationale, on gagne en expérience. Quand on côtoie des entraîneurs comme ça on progresse tous les jours. En plus j’ai plein d’amis en sélection. La chaleur de l’équipe nationale me manque beaucoup.

Avez-vous rétabli le contact avec Kasperzack ?

Oui j’ai toujours gardé le contact avec l’entraîneur. Kasperzack est comme un père pour moi. Depuis qu’il est arrivé, il m’a adopté. Il me fait entièrement confiance et je vais tout faire pour mériter cela.

Dans quel état d’esprit comptez-vous faire votre retour en sélection ?

Comme d’habitude : beaucoup de travail, beaucoup de discipline et beaucoup de volonté. Après il y a les entraîneurs qui sont aptes à faire leur travail. Mais déjà j’ai des fourmis dans les jambes pour reprendre avec la sélection parce que ça fait toujours plaisir de revenir au pays et de jouer pour l’équipe nationale.

A quatre journées de la fin de la saison quel bilan en tiriez-vous ?

Une saison plus laborieuse que l’année dernière. A cette époque-là on était sûr du maintien l’année dernière. On était en sécurité. Mais cette année on peut dire que le maintien est fait à 90%. Sur le plan personnel, c’était une très bonne saison. J’ai joué la coupe d’Europe, j’ai joué tous les matchs avec Nancy à part les moments où j’étais suspendu. Je peux dire que je continue toujours ma progression. Donc cette saison a été pour moi très bonne.

Au dernier mercato vous étiez au centre des discussions est-ce que l’intérêt des clubs demandeurs est toujours d’actualité ?

Les discussions continuent, mais pour le moment, je préfère me retenir, parce qu’il y a un championnat à terminer. Il reste quatre matchs donc vaudrait mieux se concentrer sur là-dessus et puis parler des transferts à la fin du championnat.

Mais votre club envisage déjà votre départ ?

Oui ! C’est important pour moi. Le président m’avait donné déjà sa parole. Il a délivré un bon de sortie et c’est bien pour moi. Il me l’avait promis et il l’a fait. Ça fait plaisir et c’est pourquoi je me dis qu’il fallait faire de bons matchs et après les clubs seraient intéressés. Et aujourd’hui, il y a pas mal de clubs qui sont intéressés. C’est bien pour moi et pour Nancy aussi.

Pour votre plan de carrière, envisagez-vous de rester en France ou scruter d’autres horizons ?

J’ai eu des saisons pleines avec Nancy donc sur le plan de l’expérience, j’ai pas mal pris. Mais rester en France encore pendant deux ans avant de partir ou peut-être partir directement en Angleterre ou en Espagne serait quelque chose de bien. Ce n’est pas un plan de carrière bien précis, mais n’importe où, mon souhait, c’est de jouer. Le plus important pour moi c’est d’avoir un temps de jeu.

N’êtes-vous pas tenté par la Ligue des champions ?

Effectivement j’aimerais découvrir la Ligue des champions ou rejouer encore la coupe de l’Uefa. C’est intéressant parce que, pendant ces matchs, on sent que c’est un autre niveau.

Cela ne vous rapproche-t-il pas davantage de Lyon ?

Lyon serait une bonne piste, mais je n’ai pas tout entre les mains. Tout ce que je dois faire c’est d’être bon sur le terrain. Ce qui se passe en dehors, il y a une personne qui s’en occupe et je lui fais entièrement confiance.

Pouvez-vous décrire le profil du club que vous aimeriez rejoindre l’année prochaine ?

Un club ambitieux qui me fait confiance et qui est reconnu sur le plan européen et sur le plan international. Un club où je peux gagner des titres.


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