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QUITTE OU DOUBLE ! (PAR ABDOULAYE THIAM)

  • Date: 24 février 2016
La présidentielle de 2019 change tout. Ou presque ! Il sera difficile désormais que le PS ne puisse avoir un candidat issu de ses rangs. L’AFP de Moustapha Niasse pourrait aussi revoir son acte d’allégeance
Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le président de la République, Macky Sall a administré un véritable coup de Jarnac à l’opposition sénégalaise. Surtout, à certains leaders qui étaient déjà en campagne «déguisée», en perspective de la présidentielle …2017. Idrissa Seck de Rewmi, El Hadji Malick Gakou du Grand Parti, Pape Diop (Bok Gis Gis), Abdoulaye Baldé (UCS), Ibrahima Fall, Aïssata Tall Sall, entre autres potentiels challengers du président de l’Alliance pour la République(Apr). 

Depuis plus d’un an, ils sillonnent le pays, multiplient les visites de proximité, déroulent leur programme et tentent de «charmer» les électeurs. Mais depuis, mardi dernier, force est de reconnaître que Macky Sall a douché leurs ardeurs, refroidi leur élan et cassé leur rythme. Désormais, ils sont tous contraints à changer de fusil d’épaule. Ce qui va nécessiter un nouveau redéploiement financier, humain et beaucoup d’énergie pour tenir le coup de Macky Sall, jusqu’en…2018, avant de reprendre la campagne officieuse. Ce qui n’est pas évident pour un leader politique surtout d’opposition. Entre l’entretien de la clientèle politique et la gestion des plus proches collaborateurs face au phénomène de la transhumance. Surtout en perspective des élections législatives de 2018 et les municipales de 2019.

Ce qui démontre à quel point Macky Sall a su donner du fil à retordre à ses futurs challengers qui peinent même à décider entre le «oui» et le «non» pour le référendum du 20 mars.

Toutefois, si le Président Sall a réussi une telle prouesse politique, il a su enlever, sans le vouloir, une épine au pied du Parti socialiste (Ps) qui allait directement vers une implosion, à cause de la volonté de Khalifa Ababacar Sall de briguer les suffrages des Sénégalais face aux instances du parti sous contrôle d’Ousmane Tanor Dieng dont les membres les plus influents plaideraient pour la poursuite de l’idylle.

Mais la présidentielle de 2019 change tout. Ou presque ! Il sera difficile désormais que le PS ne puisse avoir un candidat issu de ses rangs. L’AFP de Moustapha Niasse pourrait aussi revoir son acte d’allégeance. A moins que les deux principaux partis de cette coalition hétéroclite ne décident de différer leurs ambitions. Un scénario probable au vu des relations que le président l’APR entretiendrait avec les Secrétaires généraux de l’Alliance des forces du progrès et du Parti socialiste, qui ne cessent de se regarder en chiens de faïence depuis la perte du pouvoir des Socialistes en 2000.

Le cas échéant, Macky Sall serait encore contraint de céder des strapontins à ses alliés. Ousmane Tanor Dieng ne cracherait pas sur le Perchoir de l’Assemblée nationale. Selon certaines sources, OTD pourrait même conduire la liste de la Coalition Benno Bokk Yakaar, lors des prochaines législatives, à défaut d’obtenir la présidence du Haut Conseil des Collectivités Locales. Moustapha Niasse, quant à lui, se plait déjà du statut de deuxième personnalité de l’Etat.

Mais faudrait-il encore que ces deux hautes autorités soient toujours capables de garder leur pouvoir au sein de leur formation politique où des jeunes leaders se bousculent au portillon et affichent de plus en plus leur ambition locale, voire nationale.

Quid du Parti démocratique sénégalais (Pds) ? Vraisemblablement, le temps pourrait militer en sa faveur. Décidé à faire de Karim Wade, son candidat, ce dernier pourrait recouvrer la liberté avant 2019, via la réduction de sa peine ou la grâce présidentielle. Qu’il soit ensuite éligible ou pas, le PDS aura, lui, son candidat. Ce qui promet de chaudes empoignades. Alors qu’une élection en 2017 pourrait se transformer en un vrai raz-de-marée pour le Président Sall. Ou du moins, selon plusieurs observateurs.

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