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‘’PARADIGMES ET PARADOXES AU SENEGAL’’ Un ouvrage de Petit Gueye pour l’éveil de la société sénégalaise

  • Date: 3 octobre 2016

Le maire de Sokone vient de mettre sur le marché un nouvel ouvrage intitulé «Paradigmes et Paradoxes au Sénégal ». Selon lui,  le fatalisme dans lequel est enfermée la société sénégalaise, est un facteur bloquant pour le développement du pays.

 C’est à travers sa plume que le maire de Sokone, El Hadji Moustapha Gueye, plus connu sous le nom de Petit Gueye, espère conscientiser la société sénégalaise. En effet, l’expert en politique de développement a écrit un essai d’éveil de la conscience collective des Sénégalais qui, selon lui, ont des idéaux qui génèrent des paradoxes. « Le paradoxe, c’est que nous aspirons au progrès, alors que nous produisons des résultats qui sont contraires aux progrès. Aussi bien, encore une fois, dans notre pratique religieuse et dans notre manière de travailler dans l’administration sénégalaise, que dans notre système de cohésion sociale qui est supposé être le ciment de la cohésion sociale, l’anglasse des Sénégalais dans la beauté d’être Sénégalais et de vivre au Sénégal. Et tout ceci, sans nous en rendre compte, participe à ce que nous obtenions des résultats qui sont contraires à nos aspirations», a-t-il expliqué.

Cependant, Moustapha Gueye de poser le débat sur les actes inconscients qui compromettent le développement du pays. Pour le maire de Sokone, le Sénégal a un mode de socialisation fataliste qui fait que les gens comptent beaucoup sur Dieu pour assurer leur avenir. « Dieu ne construit pas notre avenir, nous l’avons entre nos mains. Les enseignements de Dieu à travers ses envoyés, doivent nous servir à choisir l’avenir que nous souhaitons et à baliser les chemins qui y mènent. Lorsque quelqu’un détourne les deniers publics, nous disons «ndogal la, Yalla bakhna » ; lorsque nous divorçons, «ndogal la» ; lorsqu’on a une entreprise en faille, «ndogal la »…», a-t-il fait savoir dans son livre.

Cependant, petit Gueye de remarquer dans son essai qu’il y a un mélange exagéré de la religion avec les croyances occultes et coutumières. De sorte que le Sénégalais a une manière particulière de donner de l’aumône. Ce sont des pièces de 25 FCFA, trois ou sept morceaux de sucre, 7 m de tissu percal, un bœuf rouge ou noir… qu’on donne aux mendiants ou talibés. Pourtant dans les sociétés modernes, la charité est organisée à travers des structures formelles.

Ainsi, le maire de Sokone de faire un diagnostic du mode de gouvernance du Sénégal, tels que la manière de passation des marchés entaché de nébulosité, l’absence de distribution des richesses, la corruption, le favoritisme, le terrorisme…

Par ailleurs, Abdou Latif, qui était présent dans la cérémonie de dédicace, a fait un reproche à l’auteur qui, d’après lui, a noyé deux figures, «  Fatou Lèye et Ndiol Ndiaye », les deux malades mentaux qui s’aimaient comme ils pouvaient le faire, même s’il a aimé la partie où l’auteur dit personne n’écoute personne. Selon lui, il a le sentiment que parfois les gens ne débattent pas et qu’ils alignent des monologues qui ne sont fait que d’invectives et d’idées très approximatives et de fin totalement absurdes.

Pour mémoire, la cérémonie de dédicace du livre a vu la présence de El Hadji Kassé, ministre en charge de la Communication du chef de l’Etat, des professeurs Fatou Sow Sarr et Ousmane Khouma.

Khady Thiam COLY

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