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PARCELLES ASSAINIES- Ils assassinent une prostituée et risquent la réclusion à perpétuité

Les nommés Cheikh Niang et Ousmane Konté ont comparu, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour assassinat de la prostituée C. Diop. Si en rendant sa décision, le 4 juillet prochain, le Président de la chambre criminelle suit le parquet dans ses réquisitions, les mis en cause risquent la réclusion à perpétuité. Ils sont accusés de vol commis la nuit avec usage de violences ayant entrainé la mort.

Les faits : ils se sont déroulés le 8 janvier 2011. Ce jour-là, les éléments de la police des Parcelles assainies ont reçu un appel du chef de quartier de l’unité 20 des Parcelles assainies les informant de la découverte macabre d’un cadavre dans sa localité. Un transport immédiat sur les lieux a permis aux enquêteurs de constater, dans une chambre, le corps sans vie d’une dame à moitié nue, allongée sur un matelas. Au cours de leur constat, les limiers n’ont retrouvé aucune trace d’infraction, ni sur la porte ni sur la fenêtre. L’examen sommaire du corps a relevé de graves blessures sur le côté gauche du cou, un morceau de tissu dans sa chair. A noter que le corps était en état de décomposition avancée. Ce qui a rendu impossible l’autopsie pour déterminer les circonstances du décès. Entendu par les enquêteurs, le propriétaire de l’immeuble, un nommé Cheikh Lô, a déclaré que la victime avait pris une chambre en location chez lui depuis maintenant deux mois. Et, elle avait déclaré qu’elle était restauratrice. Elle sortait tous les jours vers 23 heures avant revenir que vers 4 heures du matin. C’est dans ces circonstances qu’un véhicule se pointait chaque jour devant ledit domicile pour assurer le déplacement de cette dernière. Mais depuis un certain temps, Cheikh Lô a déclaré qu’il n’a pas senti la présence de la dame dans sa maison.

Pis, une odeur nauséabonde provenait de sa chambre. Sur ce, il a avisé le chef de quartier et ordre lui a été donné de défoncer la porte. Non sans imaginer qu’à l’intérieur il y avait un cadavre. Témoin oculaire des faits, Ibrahima Loum a confié aux enquêteurs que dans la nuit du 5 au 6 janvier 2011, il a aperçu C. Diop et un homme descendre d’un taxi. Ils sont entrés dans l’immeuble avant que le monsieur ne quitte vers 2 heures du matin. Mais, Loum a réussi à édifier le taximan. S’appuyant sur ces éléments, les pandores ont commencé des investigations au cours desquelles ils ont mis la main sur Ousmane Konté qui déposait régulièrement la victime. Il a soutenu avoir vu la dame pour la dernière fois le 1er janvier. Sur ce, les enquêteurs ont fait des réquisitions téléphoniques qui ont relevé que Konté était souvent en contact avec la dame. Et ce, jusqu’au 5 janvier, jour de la disparition de la victime. Le téléphone de la victime a été retrouvé avec une autre personne qui a déclaré que c’est Ousmane Konté qui le lui a vendu. Pour se décharger, le mis en cause a ajouté que la prostituée était accompagnée par un gars élancé, de teint clair, habillé d’un tee-shirt jaune et d’un pantalon super 100. Ce dernier l’a violé avant d’être arrêté un mois après « Chez Mouna » lors d’une soirée dansante. Il a reconnu les faits. Le maître des poursuites a requis la réclusion à perpétuité. De son côté, la défense a plaidé pour l’acquittement disant qu’il n’y a aucun élément de preuves. Les accusés seront édifiés le 4 juillet prochain.

Cheikh Moussa SARR

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