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Pari sportif, Playstation, Babyfoot… Ces jeux du hasard qui vont à l’école à Louga

 On en parle sans cesse, mais l’alerte semble ne pas être entendue par les autorités en charge de l’éducation. Les jeux de hasard ont éblouis les élèves qui se détournent des cours et s’en frottent les mains. Désormaisn dans leurs bagages d’écoliers, on compte comme matériels didactiques : «les jeux de hasard.»

L’école Sénégalaise est un grand corps malade. Dans la capitale du Ndiambour, les élèves semblent absorbés par les jeux de hasard. Délaissant cours et autres exercices, les potaches s’extasient dans ces jeux modernes. Du baby-foot en passant par le pari sportif ou le PlayStation, les salles de jeux foisonnent et sont prises d’assaut. Ce qui influe négativement sur les résultats des élèves, du fait qu’ils deviennent accros des jeux. Avec un système éducatif mal en poing, rythmé par des séries de débrayage de la part des syndicats d’enseignants, l’éducation est tenaillée par d’autres maux. D’où la recherche constante de profit, surtout chez les jeunes écoliers et des collégiens. A preuve, des salles de jeux sont équipées juste en face des établissements scolaires. Ce qui facilite l’accès à ces milliers de jeunes qui finissent par trouver une passion dans ces jeux. D’autres vont plus loin, tentant de se faire des sous, en pariant tous azimuts. «Au début, ce sont des sommes modiques, avec mises de 100 F Cfa. De plus en plus, on atteint des sommes faramineuses : 1000 frs ou plus», indique un jeune sous couvert de l’anonymat. Trouvé en face de l’école Louga 1, ce jeune passe plus de temps au jeu qu’en classe. Pauvre en paroles, face au feu roulant de questions, M. F note que «c’est juste une manière de se faire des sous, et pas facile de s’en départir.» Que de risque avec des jeux d’argent qui empruntent le chemin de l’école en ces moments. Un facteur à haut risque, avec des élèves qui n’en ont cure. C’est de la drogue, peste Ndéye Marième Ndiaye, trouvée lisant son journal. Impossible de cacher son amertume, elle argue : «cela ne fait que renforcer l’insécurité, car des enfants qui jouent à des jeux d’argent, peuvent devenir des voleurs. Une fois sans argent, ils peuvent voler les sous de leurs parents.» «Ce qui m’inquiète, c’est le nombre croissant des salles de jeu. Après les cybers, ce sont les salles de jeux», alertent des dames qui habitent non loin du Cem Modou Awa Balla Mbacké. Des surveillants n’ont pas caché leur sentiment face à ce qu’ils appellent « un véritable danger ». «Il faut déloger ces cantines qui affectent l’éducation des enfants. Les autorités doivent agir avant que les enfants ne sombrent davantage dans ces jeux de hasard», dénoncent-ils. Une bataille perdue d’avance ? Toujours est-il que les élèves en redemandent.

Sidy Thiam

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