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Vue générale de la salle du conseil de Paris où se tient la session du Conseil de Paris consacrée à l'examen du budget, le 14 décembre 2010 à l'Hôtel de Ville à Paris. Le projet de budget 2011 de la Ville de Paris, d'un montant de 7,754 milliards d'euros, le plus important de toutes les collectivités françaises, a été adopté ce jour par le Conseil de Paris. AFP PHOTO BERTRAND GUAY

Paris à la rescousse de Khalifa Sall

Le Conseil de Paris vole au secours du député-maire de Dakar. Un ‘’Observatoire international des maires en danger’’ a été mis en place pour en venir en aide à ceux d’entre eux qui sont menacés, dont Khalifa Sall.

Le maire de Dakar, dont le procès est fixé aujourd’hui, peut compter sur le soutien du Conseil de Paris. En effet, ledit Conseil vient d’adopter un ‘’vœu’’ de l’exécutif parisien ayant pour but d’engager des démarches au plan international afin de créer un « observatoire international des maires en danger». L’objectif est d’aboutir à un statut protecteur pour les «maires en danger», et plus particulièrement le maire de Dakar Khalifa Sall, cité nommément.  Sur proposition de Patrick Klugman, chargé des questions internationales à la mairie de Paris, et de la Francophonie au nom de l’exécutif, le Conseil de Paris a voté un vœu appelant à la protection de Khalifa Sall.

Dans un document parcouru par nos soins, le Conseil de Paris appelle les autorités  sénégalaises à respecter les principes reconnus de l’État de droit. « Nous engageons par ailleurs les démarches à l’international pour la création d’un statut protecteur des maires en danger », déclare Patrick Klugman. Et d’ajouter : « Qu’il s’agisse des maires d’Antananarivo, de Chisinau, de Cotonou, de Niamey, de Caracas ou encore des maires kurdes de Turquie (plus d’une centaine de maires arrêtés en 2016), les élus locaux, garants de la démocratie locale, sont de plus en plus nombreux à être pourchassés, enfermés, assignés à résidence, pour ce qu’ils représentent. » Par ailleurs, dans de nombreuses situations, ces élus pourtant légitimement désignés par le suffrage universel, ont été remplacés par des représentants de l’État central, souvent dans des conditions brutales, déplore Klugman. Ainsi, cite-t-il l’exemple de Khalifa Sall qui est « emprisonné à cause de son bilan et de ses ambitions politiques.

Elu député depuis sa prison, le maire de Dakar a vu le paiement de sa caution refusée et son procès fixé à jeudi », constate Klugman, pour le déplorer. Par l’adoption de ce vœu, le Conseil de Paris rappelle son attachement à la préservation de la démocratie locale et fait part de sa vive préoccupation quant aux arrestations arbitraires, à la détention, aux suspensions de leur fonction ou aux poursuites judiciaires dont sont victimes de nombreux maires et élus locaux de capitales et de grandes villes du monde. A signaler que Khalifa Sall et sept de ses collaborateurs, qui doivent  jugés  ce 14 décembre, sont accusés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et d’escroquerie portant sur 1,8 milliard de francs CFA.

Mouhamadou BA

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