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PARTI SOCIALISTE Khalifa obligé à prendre le « khalifat » ou à plier bagages

  • Date: 9 mars 2016

 La suite logique de la guéguerre au Parti socialiste (Ps), c’est la prise de sanctions contre les frondeurs et surtout leurs supposés instigateurs. Dans cet ordre d’idées, le coupable tout désigné est Khalifa Sall. Pas besoin de chercher de midi à 14 heures. Le Maire de Dakar est arrivé à un moment crucial de son engagement politique où il ne peut plus battre en retraite.

Les déclarations consistant à dire qu’il n’est derrière aucun mouvement de soutien constituent des fuites en avant que n’autorise plus la situation. Les jeunesses socialistes notamment de Dakar, de hauts responsables de la trempe Aïssata Tall Sall qui n’a pas dit son dernier mot, les maires de la Médina et de Dalifort pour ne citer que ceux-là sans oublier le tonitruant Barthélémy Dias qui a disparu des radars, attendent de Khalifa qu’il prenne le khalifat au parti.

Tanor ne partira pas

Pourtant, ils savent tous que ce n’est pas possible. Tanor tient encore les rênes du parti. Il a ses soutiens en interne comme le Secrétaire général adjoint qui pousse l’outrecuidance jusqu’à dire que le parti n’aura pas de candidat. Une déclaration à ne pas prendre à la légère. Qu’à cela ne tienne, Tanor est encore bien là et peut encore compter sur une « majorité » du Bureau politique (Bp) pour continuer tranquillement son compagnonnage avec le président Macky Sall. Une situation qui impose un « mouth ba motte » (se taire ou partir). C’est dire que Khalifa est obligé de « se conformer » à la logique de la « majorité » ou de partir. Or, nous venons de démontrer pourquoi il ne peut plus se taire. D’ailleurs, tout indique que, dans les prochaines semaines, il serait même obligé de changer les règles de communication pour parler directement aux Sénégalais.

Au demeurant, il sera aidé en cela par les évènements si jamais des sanctions venaient à tomber. Et ce sera fort probablement le cas. Non seulement Khalifa ne va plus se conformer aux desideratas de Tanor, mais il ne supportera pas aussi des sanctions de quelle que nature qu’elles soient.

Donc, la seule alternative qui lui reste est de partir. À l’image de Malick Gackou à l’Afp. Mieux, il devra éviter de commettre la même erreur que ce dernier en laissant s’écouler trop de temps et surtout des échéances électorales importantes. Il a ainsi laissé Aliou Sall s’installer tranquillement sur le fauteuil du Maire de Guédiawaye en 2014. Certes, Khalifa a eu la présence d’esprit de défier et Tanor et Macky en affrontant l’ex-Pm Mimi Touré et en se maintenant à la tête de Dakar, mais il devra aller plus loin.

Khalifa devra aller plus loin

Le Mouvement And Falat Khalifa peut lui suffire si la réforme constitutionnelle sur l’admission des candidatures indépendantes passe. Mais comme il est dans la dynamique de la campagne pour le Non, il devra être logique avec lui-même et aller vers la création d’un parti politique.

Se faisant, le Ps et l’Afp auront eu le même destin, celui d’avoir été victimes d’un compagnonnage avec Macky et surtout de n’avoir pas réussi l’alternance générationnelle tant souhaitée par nombre de militants. Des partis victimes aussi de l’absence de démocratie interne, de l’accrochage de la vieille garde aux arcanes du pouvoir au grand dam d’une jeunesse qui a fini par se révolter.

Le Maire de Dakar doit aussi se convaincre d’une réalité : Ce n’est pas Khalifa en personne qui intéresse les frondeurs. Il ne fait que catalyser des mécontentements qui datent de bien longtemps dans le parti. S’il ne prend pas ses responsabilités, quelqu’un d’autre le fera  à sa place.

C’est pour cela qu’Aïssata Tall Sall veille au grain, pour, éventuellement, incarner ce désir de changement au sein du parti. Une dame de fer dont les accointances avec Khalifa ne sont pas encore démontrées.

Assane Samb

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