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PARTI SOCIALISTE Les leçons d’une crise pour toute la classe politique

  • Date: 25 octobre 2016

Le Bureau politique du Parti socialiste a, tout récemment, apporté son soutien à Barthélémy Dias dans le procès intenté contre lui. Un soutien exprimé au moment où ce procès est qualifié de « politique » par beaucoup d’observateurs qui y voient la main invisible de Macky. Tout le monde s’accorde en effet à dire que c’est parce que Barth s’est éloigné des positions du régime que l’épée de la Justice a été brandie contre lui. Donc, le soutien de ses camarades du Bureau politique reste inespéré dans ce contexte. On était en droit de croire que le Ps allait souteneur les positions du régime, fussent-elle officieuses.

Toutefois, cette main tendue n’a nullement touché le maire de Mermoz Sacré-Cœur. Barth est resté égal à lui-même. Pis, il a même annoncé une plainte contre les responsables de son parti qui auraient trahi les textes en faisant entériner la consultation des coordinations par le Bp alors que ce serait le Comité directeur qui serait habilité à le faire. La plainte serait déposée aujourd’hui par l’avocate Aïssata Tall Sall, mandatée à cet effet.  Ce qui veut dire que le parti reste toujours dans la tourmente. Le légalisme annoncé par Tanor, en se réfugiant derrière le règlement intérieur, ne suffit pas aux yeux d’autres pour que le Ps assiste aux joutes électorales législatives sous la bannière de Benno Bokk Yakaar.

Les contestataires estampillés « égarés » par Aminata Mbengue Ndiaye qui se prononçait sur la question en leur enjoignant de rejoindre les rangs, sont déterminés plus que jamais à marquer leur divergence et surtout leur intention de participer aux élections en se démarquant de la coalition au pouvoir. Malheureusement, cette divergence cache mal un malaise interne qui risque d’aboutir à une scission dans la formation de Senghor. Le Ps a certes réussi à avoir quelques ministères et surtout la présidence du Haut conseil des collectivités locales (Hcct), mais cela ne fera qu’aggraver les dissensions internes. Car, ils sont nombreux dans le parti à penser que c’est justement à cause de ces « avantages » que Tanor et Cie veulent « sacrifier » le Ps.

En tout état de cause, une fois le Ps arrimé sur les positions de l’Alliance pour la République (Apr) en 2017 lors des législatives, il lui sera difficile, voire impossible, d’avoir un candidat en 2019 lors de la présidentielle. Or, cette position de parti de soutien ne fera que retarder, voire hypothéquer, et pour longtemps encore, ses chances de revenir un jour au pouvoir. Le Ps n’est pas alors loin de se saborder. La formation socialiste n’a pas su laver le linge sale en famille. Il survivra difficilement alors à ce soutien à Macky et à la gestion de Tanor.

L’histoire retiendra surtout que le « gagner ensemble et gouverner ensemble », théorisé par Tanor lui-même, n’est pas possible sans que les appareils des partis ne soient en symbiose. L’entrisme exige des préalables comme la fidélité et l’entente au sein des coalitions. Cette réalité a été rendue notamment actuelle par le syndrome Landing Savané. Il est en effet difficile pour les souteneurs de longue date de ne pas se solidariser de l’action gouvernementale et d’espérer se démarquer un jour. De ce point de vue, il serait important de repenser les coalitions. Certes, elles sont nécessaires pour gagner des élections dans un contexte de multiplication démesurée des partis politiques, mais elles recèlent des vices graves de fonctionnement pour les partis et surtout de la part de certains de leurs militants qui rêvent de les voir acquérir leur indépendance.

Il sera important pour l’avenir de voir comment soutenir un candidat et éviter de se mêler à son gouvernement pour de petits postes ministériels qui ne permettent pas en réalité de contrôler grand-chose.  Comment un parti sérieux peut-il penser influencer durablement la politique d’un gouvernement parce qu’il a simplement quelques ministres en son sein ? En réalité, la démarche ressemble beaucoup plus à un partage du gâteau. Ceux des responsables qui occupent des postes en tirent des profits personnels au détriment du grand nombre de leurs camarades. Or, l’ensemble de ces intérêts personnels réunis ne peuvent nullement représenter « l’intérêt général » du parti, c’est-à-dire celui de son devenir politique en tant personne morale. D’autres formations politiques à l’avenir risquent de se saborder de la même façon si une réflexion approfondie ne permet pas à ces derniers de revoir leurs attitudes par rapport aux coalitions à la lumière de ce qui vient de se passer au Ps.

Assane Samb

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