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Participation économique des femmes- Les  questions  juridiques mises  en cause

Au total, 87 réformes législatives et règlementaires ont été adoptées au cours des deux dernières années pour améliorer la participation économique des femmes, qui restent toutefois confrontées à des obstacles juridiques répandus.

De nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation qui est faite des biens matrimoniaux, explique le rapport 2018  de la Banque mondiale intitulé : « les Femmes, l’Entreprise et le Droit ».  Ce document  qui paraît tous les deux ans  couvre désormais 189 économies. Par exemple,  explique  la source, dans 104 économies, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit ou d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles.

D’après  Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale, aucune économie ne peut atteindre son plein potentiel économique sans la participation pleine et entière des hommes et des femmes. Et pourtant, dans plus de la moitié des économies du monde, les femmes ne peuvent toujours pas exercer certains emplois uniquement parce qu’elles sont des femmes. « Le rapport révèle que là où le droit du travail garantit l’égalité entre les sexes, les femmes travaillent plus et sont rémunérées davantage que les hommes. Les femmes devraient avoir autant de chances que les hommes de subvenir à leurs propres besoins et d’offrir à leurs enfants le meilleur départ possible dans la vie », a-t-elle souligné. Ce rapport, qui en est à sa cinquième édition, comporte pour la première fois un système de notation d’une échelle allant de 0 à 100, afin de mieux éclairer l’avancement des réformes.

Chaque économie obtient un score pour chacun des sept indicateurs mesurés : accès aux institutions, jouissance de la propriété, obtention d’un emploi, incitations au travail des femmes, accès à la justice, accès au crédit et protection des femmes contre la violence.  Ainsi la note  soutient  que l’Afrique subsaharienne compte quatre des cinq économies du monde qui ont introduit le plus de réformes au cours des deux dernières années. Avec 13 réformes adoptées par le Kenya, la République démocratique du Congo, la Tanzanie et la Zambie, cette région compte un total de 34 réformes à son actif. Près d’un tiers de ces réformes concernent l’accès au crédit, un point faible dans le monde entier, y compris dans les économies de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à revenu élevé. Avec un score moyen de 19, l’Afrique subsaharienne fait jeu égal avec la région Asie de l’Est et Pacifique en matière d’accès au crédit. Elle a aussi mis en œuvre près de la moitié des 13 réformes adoptées dans le monde pour protéger les femmes contre la violence.

Zachari BADJI

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