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Passation des marches publics- 21% par entente directe notés en 2016

L’Autorité de Régulation des Marchés publics a présenté, hier à Dakar, son rapport 2016. A cet effet, l’étude a mis en exergue les aspects marquants de l’environnement des marchés publics.

La répartition en valeur des marchés passés en 2016 par mode de passation, se présente comme suit : 75% par procédures d’appel à concurrence ; 21% par entente directe, 4% par avenants. C’est ce qui ressort du rapport 2016 de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP). «  Au total, 705 plans de passation des marchés (PPM) recensant 27 043 projets de marchés, ont été publiés en 2016, avec 2631 révisions. Ainsi, les besoins en marchés de fournitures exprimés par les autorités contractantes, représentent 48% du total des projets de marché en nombre, suivis des marchés de services avec 24%, des marchés de travaux avec 17% et enfin, des marchés de prestations intellectuelles, 11% », souligne la source.

Les appels d’offres ouverts représentent 90%

S’agissant des prévisions en valeur, les marchés de travaux dominent avec 68%, suivis des marchés de fournitures, 23%, et enfin des marchés de prestations  intellectuelles et services, respectivement 5% et 4%. À propos des  demandes de renseignements et de prix (DRP) à compétition restreinte, elles apparaissent comme la procédure la plus usitée par les autorités contractantes. En nombre, elles représentent près de 71% des prévisions de marché. En valeur, les appels d’offres ouverts dominent largement les autres modes de passation avec 90% du total des prévisions. Quant aux besoins exprimés par les structures de l’Administration centrale, ils  arrivent en tête et représentent 38% du nombre de marchés prévus, suivis des collectivités locales avec 22%, des services déconcentrés avec 20%, des établissements publics, 8%, des agences, 7% et des sociétés nationales, 5%. D’après le  rapport, la  valeur  des  prévisions  des  sociétés  nationales  et  sociétés  à participation publique majoritaire, avec 45% du montant total estimatif des marchés, domine celle des autres catégories d’autorités contractantes, suivie des agences, 21%, de l’Administration centrale, 20%, des établissements publics, 7%, des services déconcentrés, 5% et des collectivités locales, 2%. Les marchés immatriculés en 2016 se chiffrent à 3 991 en nombre, soit 2 512 milliards de francs CFA.  Concernant les PPM, ils ont fait l’objet de 2 631 révisions, pour un nombre total de 27 043 marchés prévus, représentant un budget estimé à 3 836,8 milliards de F CFA. « Les besoins exprimés en marchés de fournitures par les autorités contractantes,  au nombre de 12 872, représentent près de 48% du total de marchés prévus, dépassant largement les autres types de besoins exprimés »,  renseigne la note.  S’agissant des prévisions en valeur, les marchés de travaux, d’un montant de 2 609 milliards F CFA, dominent avec 68%, suivis des marchés de fournitures, 23%, et enfin des marchés de prestations intellectuelles et services avec respectivement 5% et 4%. En conséquence, le montant des appels d’offres ouverts dominent largement celui des autres modes de passation avec 90% du total prévisionnel. A cela s’ajoutent les besoins exprimés par les structures de l’Administration centrale, représentant 38% du nombre de marchés prévus en 2016, dépassent ceux des autres catégories d’autorités contractantes (collectivités locales, sociétés nationales et sociétés anonymes à participation publique majoritaire, établissements publics, agences …).

3 991 marchés publics immatriculés d’une valeur de 2 512 milliards de FCFA

En 2016, un total de 3 991 marchés publics a été immatriculé représentant une valeur de 2 512 milliards de FCFA. Sur les 3 991 marchés immatriculés en 2016, 3 265, soit 82%, concernent la région de Dakar et les 726 marchés restant (18%) les autres régions. « L’analyse des marchés passés en 2016 fait ressortir une prédominance du nombre de marchés  de fournitures avec 55,6% contre 26,3% pour les travaux, 11% pour les services et 7,1% pour les prestations intellectuelles », renseigne la source. Par contre, en valeur, précise  la note,   les marchés de travaux, estimés à 1 659 milliards, représentent   66% du total, suivis des fournitures avec 713 milliards, soit 28,4%. Quant aux marchés de services et prestations intellectuelles, leurs montants représentent respectivement  90 milliards (3,6%) et 49 milliards (2%).

98% des  crédits consommés par  l’administration  centrale  en 2016

Les  crédits  votés  en  2016  pour  financer  l’investissement  et  le  fonctionnement de l’Administration centrale se chiffrent, respectivement à 698 Milliards et 826 Milliards de FCFA, contre 614 Milliards et 678 Milliards  en 2015, soit, une hausse de l’ordre de 14% des crédits d’investissement et une hausse de 22% des crédits de fonctionnement entre 2015 et 2016. Selon le rapport, les  autorisations d’engagement et les montants pris en charge se chiffrent en 2016 à respectivement 1 525 Milliards et  1 492 Milliards  de FCFA  contre 1 292 Milliards et  1 170 Milliards de FCFA en 2015, traduisant une progression de l’ordre de 18% pour les autorisations d’engagement et 27% pour les montants pris en charge.  S’agissant les consommations de crédits, toutes structures de l’administration centrale confondues, elles sont passées de 91% en 2015 à 98% en 2016, soit une progression de 7%. Cette progression traduit une amélioration de l’efficacité des mécanismes d’exécution budgétaire.

Zachari BADJI

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