Accueil / FAITS DIVERS / Patte d’oie : Les agresseurs-violeurs risquent la réclusion à perpétuité

Patte d’oie : Les agresseurs-violeurs risquent la réclusion à perpétuité

Les populations de Grand Médine, Patte d’oie et environs peuvent pousser un grand ouf de soulagement. En effet, le gang de malfaiteurs qui opérait dans ces zones, a été attrait, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar. Et si en rendant sa décision le 17 juillet prochain, le Président suit le parquetier dans ses réquisitions, les mis en cause encourent des peines allant de 5 ans de prison à la réclusion à perpétuité.

Les fauteurs de trouble du pont Sénégal 92, rebaptisé dernièrement échangeur Fatoumata Matar Ndiaye, ont été jugés, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar. S’agissant des faits, la dame Soukeyna Keita et sa fille Mariama se sont présentées au commissariat de police des Parcelles assainies pour porter plainte contre les mis en causes cités sus dessous, pour vol avec violence et abus sexuels. La plaignante a confié aux enquêteurs avoir été victime d’une agression à hauteur de l’échangeur de la Patte d’oie par une bande de malfaiteurs. Ces derniers lui ont pris son téléphone portable et la somme de 12.000 francs. Pis, dit-elle, les agresseurs ont aussi pris le téléphone portable de marque Nokia de sa fille avant de les forcer, tour à tour, à une partie de jambes en l’air. Invitée à faire le portrait-robot de l’un des malfrats, la fille a décrit l’un d’eux comme étant un gars élancé et de teint clair. C’est sur ces entrefaites qu’une enquête a été ouverte et l’exploitation du numéro de la fille a permis aux limiers d’interpeler la nommée Astou Mbaye. Soumise au feu roulant des questions, la dame a révélé que ledit portable est un cadeau reçu de son petit ami Galass Niang. Et Astou Mbaye a aidé les policiers à procéder à l’arrestation de Galass qui a reconnu sans ambages avoir eu ledit téléphone portable d’une agression opérée le long de l’échangeur de la Patte d’oie. Acculé par les enquêteurs, il a reconnu également être membre d’une bande de malfaiteurs composée des nommés Boubacar Bangoura, le chef de gang, Mouhamed Keita alias Bilo, Mansour Dièye, Amadou Baldé alias boy poulho  et Mouhamed Kaïré. Selon toujours le sieur Galass, ils attendaient la tombée de la nuit pour intercepter les passants avant de les dépouiller de leurs biens. Il a aussi révélé aux enquêteurs qu’ils opéraient dans différents lieux.

 

Plusieurs personnes parties civiles se manifestent lors de l’enquête

 

Il faut dire que lors de l’enquête, plusieurs personnes se sont présentées pour dénoncer les agissements de cette bande et confirmer les plaintes déjà déposées contre les mis en cause. L’un d’entre eux nommé Boubacar Seck a soutenu avoir été agressé à hauteur du pont de la Patte d’oie. « J’ai été pris à partie par des individus  dont l’un détenait une arme à feu  alors que le second avait brandi un couteau. Ainsi m’ont-ils dépossédé de deux portables et de la somme de 260.000 francs », a-t-il déclaré. Même tonalité chez Moussa  Diop  qui dit reconnaître Boubacar Bangoura dit Ndiol. Ils n’ont pas été les seuls à s’être manifestés devant les enquêteurs car les nommés Malick Diop, Amadou Ndèye Ngoné Fall, Moustapha Diagne et Anta Ka  ont déclaré avoir subi les exactions de cette bande. La suite de l’enquête a permis de mettre la main, à la place de l’indépendance et après une course poursuite, sur les sieurs Boubacar Bangoura, Mouhamed Keita et Amadou Baldé. La perquisition faite à leur appartement à Yarakh a permis de découvrir plusieurs téléphones portables, un téléviseur de marque Thomson, des sacs à main, trois couteaux et un coupe-coupe. Soumis à un interrogatoire, ils reconnaissent tous faire partie d’une bande  qui commettait des exactions sur les personnes et leurs biens au niveau de l’échangeur de la Patte d’oie. Il ressort toujours des éléments de l’enquête que les accusés ont livré par la même occasion le nom d’Amdy Moustapha Diouf comme étant leur receleur.  Interpellé, celui-ci, à son tour, reconnaissait avoir reçu à plusieurs reprises  des portables et d’autres produits à charge pour lui de le revendre à la salle de vente. S’agissant de Mansour Dièye, il sera arrêté avec l’aide de Galass, mais  le nommé Mouhamed Kaïré, quant à lui, a été remis  aux éléments du commissariat  des Parcelles assainies par la division d’investigation criminelle qui l’avait arrêté pour des faits de vol portant sur un portable.

 

Le maître des personnes distribue des fortunes diverses

Si les accusés ont reconnu les faits qui leur sont reprochés devant les enquêteurs, ils ont changé de fusil d’épaule, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar. Même si leur chef de gang, Boubacar Bangoura  finira par passer aux aveux. A l’en croire, ils sont tous des agresseurs  qui sont connus entre la place de l’Indépendance et Yarakh. Cependant, il a contesté les faits de viol arguant qu’ils sont simplement des agresseurs. Cet aveu du chef de gang a poussé le maître des poursuites à distribuer des fortunes diverses. Il a demandé 20 ans de travaux forcés pour  Amdy Moustapha Diouf, le receleur, l’acquittement pour Khadim Diouf  au bénéfice du doute et pour Mohamed Kaïré, il a requis 5 ans de prison ferme pour vol avec violence. Selon le représentant du ministère public, il est hors de question  de laisser ces « vermines » de la société dehors. « Aucune condamnation civile ni pénale ne fera oublier à cette malheureuse mère et sa fille le calvaire qu’elles ont vécu. Par ailleurs, si ces derniers  sont autant déterminés à foutre le bordel, nous aussi on est déterminés à les mettre hors d’état de nuire », a soutenu le parquetier.  Pour terminer ses réquisitions, il a requis la réclusion à perpétuité pour Boubacar Bangoura, le chef de gang, Mouhamed Keita alias Bilo, Mansour Dièye, Amadou Baldé alias boy poulho  et Galass Niang. Quant aux avocats de la défense, ils ont plaidé pour une application bienveillante de la loi. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 17 juillet prochain.

Cheikh Moussa SARR

 

 

À voir aussi

Nioro : Un sexagénaire se suicide par pendaison

Ousmane Dansou, 68 ans, s’est suicidé à Keur Mama, un village dans la commune de …

Il tue son colocataire à coups

Un appartement avait été retrouvé tâché de sang le 15 juin dernier rue de la …