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Pays surendetté ou en situation de surendettement: Le Sénégal  épargné

Le Fonds monétaire international vient de publier son rapport sur l’Afrique subsaharienne : « Perspectives économiques régionales : Les flux de capitaux et l’avenir de l’emploi ». 15 pays sont exposés à un risque élevé de surendettement ou en situation de surendettement.

Mais le  Sénégal ne fait pas partie des pays d’Afrique subsaharienne  exposés à un risque élevé de surendettement ou en situation de surendettement si l’on en croit au rapport Fmi publié ce jeudi.

En 2017, d’après le FMI, 15 pays d’Afrique subsaharienne étaient considérés comme exposés à un risque élevé de surendettement.

Il s’agit  du Burundi, du Cameroun, du Cabo Verde, de l’Éthiopie, de la Gambie, du Ghana, de la République centrafricaine, du São Tomé-et-Príncipe et de la Zambie.

Pour ceux  qui sont en situation de surendettement  on peut citer la République du Congo, l’Érythrée, le Mozambique, le Soudan du Sud,  le Tchad et le Zimbabwe.

« La dynamique de la dette pour les pays surendettés où présentant un risque élevé de surendettement s’explique principalement par des déficits primaires élevés, qui se sont sérieusement creusés dans de nombreux pays du fait de l’effondrement des prix des produits de base », lit-on dans le rapport.

Qui ajoute : « dans plusieurs pays, une dépréciation de la monnaie a pesé sur les bilans et a contribué à une détérioration des indicateurs de solvabilité et de liquidité ».

Selon toujours le FMI, les perspectives macroéconomiques de l’Afrique subsaharienne continuent de s’affermir.

La croissance devrait passer de 2,7 % en 2017 à 3,1 % en 2018, grâce à des ajustements des politiques nationales et à un environnement extérieur favorable, notamment la persistance d’une croissance soutenue de l’économie mondiale, la hausse des prix des produits de base et des conditions de financement extérieur accommodantes.

« Si les déséquilibres budgétaires sont maîtrisés dans bon nombre de pays, l’ajustement a généralement résulté d’une hausse des recettes tirées des produits de base et de fortes compressions des dépenses d’équipement, et la mobilisation des recettes intérieures n’a guère progressé », révèle la source.

À moyen terme et à politiques économiques inchangées, apprend-on, la croissance devrait s’accélérer pour avoisiner 4 %, soit un niveau trop bas pour créer le nombre d’emplois nécessaires afin d’absorber les nouveaux arrivants qui sont attendus sur les marchés du travail.

 

Zachari BADJI

 

 

 

 

 

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