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Ministre de la pêche et de l'économie maritime.

Pêche: Une hausse de 42,4% enregistrée

Le secteur de la pêche est marqué par une bonne tenue des débarquements entre les deux premiers trimestres de l’année 2018. Cela est dû au progrès des composantes artisanale et industrielle.

L’activité de pêche a crû de 42,4%, entre les deux premiers trimestres de l’année 2018, selon  la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Cette situation s’explique par les progrès simultanés des composantes artisanale et industrielle. La progression des débarquements de la pêche artisanale est tirée par les régions de Thiès, Saint-Louis et Dakar, avec une forte présence des sennes tournantes notée à Dakar et Thiès. En effet, cette dernière a occasionné d’importantes mises en terre d’espèces pélagiques (maquereau, chinchards, sardinelles), anchois, carpes blanches, otholites, semi-pélagiques (ceintures) et tassergals. Concernant la région de Saint-Louis, la bonne tenue des débarquements est, d’une part, liée au réchauffement des eaux de surface, qui a induit des paramètres biologiques favorables aux poissons et, d’autre part, aux pics de la campagne de pêche. Pour sa part, la performance de la pêche industrielle est imputable aux captures de seiches et poulpes, sardinelles, «maquereaux et chinchards»  et de thons, les navires s’étant accrus de 14,7% sur la période (1033 navires dont 641 navires sénégalais et 392 navires étrangers). Au total, l’augmentation de l’offre a entraîné une baisse des prix du poisson frais de 20,9% sur la période. D’après la Dpee, sur un an, l’activité de pêche s’est, en revanche, repliée de 10,2%, au deuxième trimestre 2018, en liaison avec le recul des captures artisanales, toutefois, atténué par la progression des débarquements industriels. Le repli des mises en terre de la pêche artisanale est surtout noté dans la région de Thiès, en rapport avec la migration des poissons et sennes tournantes vers le sud et le nouvel intérêt pour la pêche de poulpe. A Dakar et Saint-Louis, par contre, les débarquements artisanaux du deuxième trimestre 2018 se sont respectivement consolidés de 3,3% et 256,7%, en glissement annuel. Dans la dernière région citée, la hausse des prises est favorisée par les paramètres environnementaux, en absence de mise en œuvre effective des accords avec la Mauritanie. S’agissant de la pêche industrielle, la même source note que les prises se sont bien comportées au deuxième trimestre 2018, malgré une baisse de 4,4% du nombre de navires en action. En somme, sur un an, le premier semestre 2018 est marqué par une légère hausse de la production halieutique, tirée par sa composante industrielle. « La performance de cette dernière est largement imputable aux débarquements de poulpes et seiches, thons  et crevettes de fonds », souligne la Dpee.

 

Zachari BADJI

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