ECONOMIE

PÊCHE ILLÉGALE L’exigence d’une commission indépendante pour le jaugeage des navires industriels

  • Date: 13 mai 2016

 En conférence de presse, hier, la Coalition des acteurs et organisations professionnelles de la pêche exige la mise en place d’une commission indépendante pour superviser le jaugeage des navires industriels. Ladite Commission sera composée des services gouvernementaux,  de la Société civile, des acteurs de la pêche industrielle et artisanale et d’experts indépendants.

Depuis la publication, en mai 2015, du rapport de l’ONG Greenpeace intitulé « Arnaque sur les côtes africaines », exposant la fraude au tonnage des navires industriels, les pêcheurs artisans, femmes transformatrices, mareyeurs, marins et défenseurs de l’environnement marin, n’ont cessé de demander une réponse immédiate concernant les mesures prises par le Gouvernement pour faire face à ce fléau.Pour éviter qu’une pareille fraude ne se reproduise, la coalition exige  la mise en place d’une Commission indépendante composée des services gouvernementaux,  de la Société civile, des acteurs de la pêche industrielle et artisanale et d’experts indépendants pour superviser le jaugeage des navires afin que ce travail se fasse dans la transparence.

En effet, en 2014, le Gouvernement du Sénégal et l’Union européenne (UE) signaient un nouvel Accord de partenariat de pêche permettant à 38 navires européens d’accéder aux ressources halieutiques du Sénégal sur une période de cinq ans.

Concernant ces accords de pêche entre l’Union européenne (UE) et le Sénégal, la coalition demande, à l’heure où une évaluation de l’accord est en cours, que les manquements et insuffisances soient corrigés pour prétendre à un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable tel que exprimé par l’Union européenne (Ue) et accepté par le Sénégal à travers la signature dudit accord. «Les accords n’ont jamais eu d’effet positif social et économique », a affirmé Mamadou Diop Thioune. Avant de renchérir : « Les gouvernements et les gouvernants se sont enrichis sur la misère des peuples en accompagnant sans conscience cet effondrement des stocks. Les accords sont signés au détriment des consommateurs des pays du Tiers monde qui ne peuvent voir leur consommation satisfaite.»

Toujours est-il que selon M. Thioune, le nouveau Code  de la pêche maritime voté, en juin 2015, par l’Assemblée nationale devait être l’occasion pour le Gouvernement du Sénégal de combler les lacunes d’ordre juridique, opérationnel et scientifique qui sont autant d’obstacles à  la mise en œuvre d’une législation dans un secteur confronté à des défis énormes qui ont pour noms : pêche illégale, manque de transparence, impunité, baisse des stocks, entre autres.

«Certains articles demeurent techniquement insuffisants voire sont à l’encontre des principes fondamentaux du développement durable qui, aujourd’hui, devraient être la clé de voûte du Code de la pêche maritime », a-t-il fait remarquer.Aussi, la Coalition demande que le décret d’application fasse mention de la gestion de la surcapacité des flottes et exige la présence des observateurs à bord de l’ensemble de la flotte industrielle autorisée à opérer dans les eaux sous juridiction sénégalaise.

En fait, la Coalition est d’avis que la nouvelle lettre de politique sectorielle de la pêche devra aboutir à un engagement fort du Gouvernement du Sénégal  à développer une politique de pêche exhaustive à long terme, qui garantisse  l’exploitation durable des ressources marines pour le bien-être de tous les Sénégalais, et qui tienne compte de toute la chaîne depuis la capture jusqu’au marché en passant par le traitement des produits.

Mouhamadou BA

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