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PEDOPHILIE- Cheikhouna menace une fille de 15 ans avec un couteau avant de la violer

L’attraction au palais de justice de Dakar, hier, a été le dossier de viol suivi de grossesse et pédophilie dont la petite Y. N a été victime. Il ressort des débats d’audience que cette mineure, âgée seulement de 15 ans, a été violée à quatre reprises par le nommé Cheikhouna. Jugée hier à la barre du tribunal des flagrants délits, l’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le jeudi 1er décembre prochain.

Une rocambolesque affaire de pédophilie et de viol suivi de grossesse, a été jugée, hier, à la barre du tribunal de Dakar statuant en matière de flagrant délit. En effet, Cheikhouna Niang, alias Pape Moundaw, a comparu devant le juge pénal suite à une plainte du père de Y. N, une mineure âgée seulement de 15 ans. Il ressort des débats d’audience que le mis en cause invitait souvent la fille à le rejoindre dans un bâtiment inachevé. Sur place, il menaçait la fille avec un couteau avant de lui ordonner d’ôter son pagne et son slip. Sous le coup de la peur, Y.N obtempérait et le prévenu pouvait aisément commettre son forfait. Au finish, Cheikhouna menaçait la fille de mort si jamais elle dévoilait leur secret. Malheureusement pour lui, Y.N a attrapé une grossesse. Interrogée par sa maman, la fille passe à l’aveu, indexant Cheikhouna comme étant le père de son enfant. Cependant, la maman avait décidé d’étouffer l’affaire sachant que son mari n’allait pas supporter cela. Impossible parce que l’affaire a éclaté et le mis en cause avait disparu. C’est sur ces entrefaites que le père de la victime est allé porter plainte contre Cheikhouna pour pédophilie et viol. Entendue hier par le Président du tribunal des flagrants délits de Dakar, le père de la fille déclare : “ je savais que le mis en cause venait souvent rendre visite à ma fille. C’est ainsi que je suis allé chez lui pour informer ses parents. Auparavant, ma fille m’a révélé qu’il n’y avait rien entre eux et que c’est le gars qui lui faisait la cour. Après sa grossesse, ma fille m’a bel et bien dit que le père de son enfant est le prévenu. C’est ainsi que je suis allé porter plainte parce qu’il avait disparu après son forfait. Les gendarmes ont utilisé ma fille pour l’alpaguer”.

Pour sa part, la victime a enfoncé le prévenu. “ Il m’a violé à quatre reprises et à chaque fois, c’est sous la menace. La première fois qu’il m’a violée, il ne m’a pas blessée mais a pris mon slip. Après quatre mois de grossesse, c’est ma mère qui l’a découvert en premier avant qu’elle ne me demande l’auteur de la grossesse. C’est ainsi que j’ai révélé le nom de Cheikhouna Niang alias Pape Moundaw. Je suis partie avec ma mère en consultation chez le gynécologue à deux reprises et ce dernier a confirmé la grossesse de quatre mois”, a-t-elle affirmé. Ses déclarations ont été niées en bloc par le prévenu qui continue de clamer son innocence. Il a soutenu n’avoir jamais eu de rapports sexuels avec la jeune Y. N. Il est même prêt à faire un test Adn pour prouver son innocence. “ Je suis tout simplement étonné. Je dois vous dire que c’est le père de la fille qui a tout orchestré parce que j’avais une altercation avec une dame qui habite chez lui. Je suis prêt à tout faire pour vous montrer que je suis innocent”, a-t-il dit. Pour sa part, la partie civile a demandé, comme le prévenu, que le test se fasse pour situer les responsabilités. La robe noire a même demandé que le dossier soit renvoyé jusqu’à une date ultérieure pour faire ce test Adn. Selon elle, l’enfant est né et il se porte bien. Mieux, ils sont prêts, à leurs frais, à supporter ce test.

De son côté, le maître des poursuites a demandé une application de la loi. Quant à la défense, rien dans le dossier ne permet d’asseoir la culpabilité de Cheikhouna. “L’aveu qui a été fait par la partie civile, disant qu’elle ne peut pas vous rapporter des preuves, montre qu’il n’y a aucun élément qui peut entrer en voie de condamnation contre mon client. il a fait l’objet d’une injustice et c’est la raison pour laquelle je plaide pour la relaxe purement et simplement”, a dit l’avocat de la défense. Toutefois, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour jugement devant être rendu le jeudi 1er décembre prochain.

Cheikh Moussa SARR

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