ACTUALITE

PEINE DE MORT, PERPETUITE AUX TRAVAUX FORCES, MESURES PRESIDENTIELLES …. Armes dérisoires contre les meurtres

  • Date: 25 novembre 2016

Face à la violence meurtrière, la Nation sénégalaise diverge. Les uns sont convaincus que seule la restauration de l’intimidante Peine de Mort peut arrêter la criminalité. Les autres opposent son impertinence au nom du respect de la dignité humaine, même de celle du meurtrier. Des Justiciers considèrent que n’est efficace que la perpétuité aux travaux forcés. Et en Conseil des Ministres, le Président de la République instruit à un renforcement de la sécurité et une application ferme et sévère de la Loi.

Mais la question de la violence meurtrière dépasse la Justice et l’Etat. La Peine de Mort, la Perpétuité et les si bonnes mesures annoncées par Macky Sall, ne peuvent point juguler la boucherie humaine.

Seule la construction dans l’esprit public et dans la génération actuelle d’une conscience citoyenne et morale peut aider à y remédier. L’Education est devenue matérialiste, étant concentrée sur la quête de Brevets et de Diplômes. Et avec la marche du temps, elle donne la priorité à la formation professionnelle pour l’accès à un emploi. C’est très bien pour la jeunesse.

Mais la tragédie du système éducatif sénégalais et la calamité des familles sont la mise en apnée des grandes valeurs et des bonnes vertus. Le culte de la paix, de la tolérance, de l’esprit de dépassement et de la solidarité humaine, n’est plus inculqué dans les écoles, encore moins dans les familles.

« Défends-toi ! (…) Tu es un guerrier !»

Chacun pour soi, Dieu pour tous, Œil pour Œil, Dent  pour Dent, sont les paradigmes sociaux qui se manifestent partout. Le courage est considéré comme la capacité d’agir ou de réagir avec violence, démesure et atrocité, contre celui qui blesse un amour-propre et touche un honneur.

« Défends toi ! », « ne laisse personne t’insulter », « ne tolère jamais un outrage », sont les instructions données dans les familles par un père, une mère, un frère, une sœur, un oncle, une tante ou un cousin à un enfant. Et si celui-ci agit avec violence en giflant ou assenant une pierre à son camarade, il  s’entend être loué en famille par : « bravo ! Tu es un guerrier ». Et c’est ainsi que le culte de la violence prend racine en lui et envahit son âme.

Dans beaucoup de localités du Sénégal, les meurtriers sont généralement ceux qui ont vécu et grandi soit dans la rue, soit dans des familles désarticulées où l’esprit de violence et de vengeance leur a été inculqué, soit dans des espaces d’aliénés où s’applique la Loi du Talion.

Plus  de vertus humaines et sociales

La violence meurtrière est causée autant par une déficience conjoncturelle que par un déficit que valeurs. Ceux qui, dans une intention malveillante, dans une réaction impulsive pour corriger un affront, se donnent le droit de se faire Justice eux-mêmes, sont étrangers aux valeurs identitaires de la Nation sénégalaise.

Les exigences de la paix et de la non-violence dérivent des conditions sociales de chaque époque et sont étroitement liées au respect de la personne humaine par l’éducation sociale.

Mais cette éducation sociale est absente et ce n’est pas l’Etat qui en est  responsable. C’est la famille qui doit transmettre, dans son intimité, des valeurs essentielles à la stabilité morale de ses membres, dont les enfants.

Elle est la première école. C’est elle qui doit semer en chaque enfant, adolescent et jeune, les germes d’un culte de la paix et de l’aversion de la violence. Mais ce n’est plus le cas au Sénégal où les familles vivent un déficit de communication préjudiciable au façonnement de la personnalité de ses jeunes et enfants membres.

La violence meurtrière dépasse bien l’Etat dont le rôle est plutôt de bien promouvoir le culte de la paix! Cette violence est dans l’esprit avant de s’exprimer par des actes crapuleux. Les parents, premiers éducateurs de leurs enfants, ont le devoir d’exercer tôt leur autorité avec amour, mais surtout avec rigueur et vigueur. Et la somme d’une bonne éducation familiale et d’une juste formation scolaire aideront à juguler en crescendo la violence meurtrière.

Le Piroguier

Leave your comment

Please enter your name.
Please enter comment.

1 2 3 4 5

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15