25 octobre, 2014
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Pénurie de gaz : Les centres remplisseurs sont vides depuis quarante-huit heures.

Pénurie de gaz : Les centres remplisseurs sont vides depuis quarante-huit heures.

la petite accalmie notée à la veille de l’élection du président de la République, les citoyens vont, une fois de plus, revivre le cauchemar des déficits de produits pétroliers qui est le leur depuis ces trois dernières années. Les centres remplisseurs de Dakar sont vides et le gaz, qui va manquer dès aujourd’hui, se fera rare pendant quelques jours.
Après la petite abondance constatée dans la distribution du gaz butane, le Sénégal va refaire face, dès ce matin, au vieux et désagréable souvenir de pénurie et de longues files d’attente que l’on croyait révolues. En effet, attendu le dimanche 8 avril, le butanier qui devait apporter du gaz à Dakar n’est jusque-là pas encore dans les eaux territoriales. Et, de sources sûres et concordantes, la société qui devait affréter le produit affirme que pour «des cas de forces majeures», elle ne peut assurer la disponibilité du gaz au cours de cette période. Interpellé par nos soins, M. Mactar Diop, directeur général d’ITOC, International Trading Oil Corporation, responsable de la distribution du produit au Sénégal soutient que convenablement à une des clauses du contrat qui la lie à l’Etat, sa société a fait savoir que «c’est à cause des problèmes techniques survenus au chargement», que le butanier prévu le 8 n’est pas venu. Mais, précise-t-il, il sera disponible le mardi 17 avril prochain. En attendant, dans la soirée du jeudi dernier, tous les centres remplisseurs de Dakar étaient vides et les bacs qui sont chez les distributeurs ne sont pas mieux servis. En dehors des bouteilles en circulation, il n’y a plus de gaz au Sénégal et puisque, aucun butanier n’est en piste, cette situation, à en croire plusieurs de nos sources, ne se réglera pas avant le 20 avril. Butanier hypothétique, dont l’arrivée est conditionnée au payement par l’Etat de certains droits et taxes à la Sar. Ces droits, à en croire des sources proches de la Sar, s’élèvent à plus de cinq milliards de nos francs que le gouvernement ne semble pas prêt à payer. En janvier dernier, le ministère et la Sar nous informaient, par communiqués, que la SAR assurerait l’approvisionnement en gaz butane du pays tous les deux mois, en lançant un appel d’offres. À en croire des sources proches de la Sar, Me Madické Niang aurait écrit à la Sar pour demander de ne plus lancer d’appel d’Offres. Bloquant du coup ce marché de 150. 000 tonnes, soit un chiffre d’affaires de 90 millions de dollars US. Le premier appel d’offres effectué en janvier avait été gagné par ITOC et le second qui devait se faire en mars est toujours bloqué. Interpellé sur la question, Me Madické Niang a indiqué que c’est juste un flottement d’un jour. Et que le Sénégal est à l’abri de toute pénurie. Et que les ménages n’ont pas à s’inquiéter.