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Perturbations à l’Ucad

L’université Cheikh Anta Diop a renoué hier avec la violence. L’Amicale des étudiants de la Faculté des lettres et des sciences humaines, non satisfaite des rounds de négociations avec les autorités universitaires dans la nuit du jeudi, a décidé de se faire entendre. En fait, la réunion entre les deux parties s’est terminée en queue de poisson vers 22h. Mais avant de quitter, les représentants des étudiants avaient annoncé leur détermination à perturber l’université dès aujourd’hui. Mais le Recteur avait rappelé aux membres de l’amicale que le droit de grève ne leur donne pas le droit de perturber les cours des autres étudiants. Le Pr Ibrahima Thioub a pris le soin de rappeler aux étudiants les textes sur les franchises universitaires. Mais, ce rappel est tombé dans l’oreille d’un sourd. Car les étudiants ont mis à exécution leurs menaces en délogeant leurs camarades qui faisaient cours. Puis, ils sont allés bloquer l’avenue Cheikh Anta Diop. Mais, la police qui se trouvait sur les lieux a riposté. Il s’en est suivi un affrontement entre policiers et étudiants. Le Recteur prévient que les forces de l’ordre vont entrer dans l’enceinte de l’université si l’amicale violente les autres étudiants.

 L’amicale des étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines a décrété 72h de grève et compte déloger les camarades des amphithéâtres lundi prochain. Et il en sera ainsi jusqu’à satisfaction totale de leur plate forme revendicative. Pour ce qui est des questions pédagogiques, les étudiants veulent la réduction des crédits de 42 à 40 pour le passage en classe supérieure. Ils réclament également des toilettes, l’arrestation du bourreau de Bassirou Faye. Pour les membres de l’amicale de la Faculté des lettres, le policier qui est mis en cause dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de leur camarade n’est pas l’assassin. Ce mouvement d’humeur des étudiants laisse planer des soupçons de manipulations politiques, selon des autorités universitaires. Elles s’attendaient à cette situation avec l’ébullition du champ politique depuis l’annonce du référendum.

Restons toujours à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) pour dire que c’est parti pour les perturbations des cours. En plus des étudiants, les enseignants vont entrer dans la danse dès lundi prochain. Malgré l’adoption par l’Assemblée nationale des nouveaux statuts des Enseignants des universités, le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) sera en grève à partir de lundi. A l’issue d’une rencontre, le syndicat va donner le mot d’ordre. Les enseignants du supérieur se plaignent des pensions de retraite, des manquements dans leur prise en charge médicale  etc…

L’As

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