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PF Le Sénégal veut atteindre un taux de prévalence contraceptive de 45% en 2020  

Le cadre des religieux pour la Santé et le Développement, en partenariat avec le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, a organisé, hier, la réunion de restitution du sommet de Londres de 2017, pour partager les conclusions et recommandations ressorties de cette importante rencontre avec l’ensemble des parties prenantes. Une occasion pour le Directeur de la Santé, M. Papa Amadou Diack, d’annoncer que le Sénégal veut atteindre un taux de prévalence de 45% en 2020, soit 1.600.000 femmes utilisatrices.

Le Sénégal a renouvelé son engagement, selon le Dg de la Santé, M. Papa Amadou Diack, en élaborant son plan d’action de deuxième génération, fruit d’une dynamique participative et inclusive avec des parties prenantes. Pour le Dg de la Santé, le processus d’accélération de la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle, néonatale et infantile, enclenché par le Sénégal dans sa feuille de route multisectorielle de 2006-2015, fait de la planification familiale une priorité nationale. « Ainsi, en réponse à l’appel lancé en février 2011 à la suite de la conférence de Ouagadougou, le sommet de Londres en 2012, le Sénégal à l’instar des 8 pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, a élaboré son plan d’action nationale de planification familiale de première génération. L’objectif était alors de porter le taux de prévalence contraceptive de 12 à 27% à 2015 », a déclaré M. Diack.

Cependant, Papa Amadou Diack de rappeler que l’engagement politique de haut niveau, les stratégies innovantes mises en œuvre à travers ce plan d’action nationale de planification familiale et appui des Partenaires Techniques et Financiers, ont contribué à atteinte du taux de prévalence contraceptive de 21,2%, contre 27% attendus avec des besoins non satisfaits estimés à 25,2% en fin 2015. Ces résultats ont montré que beaucoup de progrès ont été réalisés, néanmoins des efforts restent encore à déployer pour atteindre les nouveaux défis.

Cette conférence enregistrera la présence de l’UNFPA et de nombreux leaders religieux, engagés dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Imam Ibrahima Top, représentant des imams et oulémas du Sénégal, de son coté, de rappeler que l’islam permet la Planification familiale (PF) aux fins d’espacement des naissances. Par exemple, le Coran indique que l’allaitement complet dure deux ans pour qui veut le parfaire. « Et nous savons que l’allaitement exclusif est un moyen contraceptif naturel, même s’il a ses limites.  Or, si l’allaitement dure deux ans et la grossesse neuf mois, théoriquement entre deux enfants, il y a un espacement de trois ans environ. Au temps du Prophète, les musulmans pratiquaient le coït interrompu (azl, en arabe) pour éviter des naissances trop rapprochées et pour ne pas fatiguer l’épouse par ces naissances rapprochées », a-t-il laissé entendre, notant cependant que lorsque la planification signifie limitation des naissances, l’islam n’y souscrit pas, il s’y oppose.

Khady Thiam COLY

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