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PHYTOTHERAPIE Vers une sécurisation des médicaments traditionnels.

 Les praticiens de la médecine traditionnelle sont en conclave, depuis hier, à Dakar, pour plancher sur l’organisation de leur secteur. Ce, à la demande de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) qui exige un professionnalisme pointillé de la profession.

Les pays en développement ont souvent un grand nombre de préparations à base de plantes utilisées traditionnellement et beaucoup de connaissances anciennes à leur sujet, mais n’ont presque aucun critère législatif pour intégrer cette phytothérapie traditionnelle dans la législation pharmaceutique. Pour y remédier, les responsables des établissements de formation en science de la santé et experts en médecine traditionnelle de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (Ooas) sont à Dakar pour réfléchir sur les normes d’enregistrement des médicaments traditionnels améliorés (Mta). Le souci, pour les experts, est de mieux sécuriser la vente des médicaments traditionnels à base de plantes pour mieux protéger les consommateurs. «Par souci de protection de la santé publique, les médicaments traditionnels améliorés (Mta) à base de plantes, doivent être enregistrés aux normes», a indiqué la  conseillère régionale chargée de la médecine traditionnelle à l’Oms, le docteur Ossy Kasilo. Pour le docteur Ossy Kasilo, il est important qu’il existe une réglementation des produits de la médecine traditionnelle. A ce propos, elle a soutenu que les gouvernements, les autorités de réglementation pharmaceutique, la médecine traditionnelle, les programmes traditionnels, les praticiens de santé traditionnels et l’Oms ont tous un rôle à jouer, pour ”assurer des médicaments traditionnels sûrs, efficaces et de bonne qualité. Même si le système de santé sénégalais utilise insuffisamment la médecine traditionnelle, elle n’en demeure pas moins un élément essentiel de la santé communautaire, et pour cause. 85% de la population y ont recours pour leurs besoins sanitaires’’, selon le directeur général de la santé, Papa Amadou Diack. C’est pourquoi, a-t-il souligné, l’Etat a pris, successivement, deux mesures institutionnelles consistant à l’érection d’une division à part entière et à la création d’une cellule rattachée directement à la direction générale de la santé. ‘’Ce recours s’opère en première intention ou en parallèle avec la fréquentation des structures de santé conventionnelles’’, a-t-il précisé à l’ouverture de la réunion des responsables et des autorités chargées de la réglementation de la médecine traditionnelle (Mt).

Christine Mendy


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