Accueil / FAITS DIVERS / Pikine rue 10: Diaw poignarde à mort Victor

Pikine rue 10: Diaw poignarde à mort Victor

20 ans de travaux forcés, c’est la peine que risque El Hadji Diaw. Il a été jugé, hier, devant la barre de la chambre criminelle de Dakar pour l’assassinat de Victor Dasylva. Il connaîtra son sort le 18 septembre prochain.

 Attrait, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar, El Hadji Diaw n’a toujours pas élucidé les raisons qui lui ont poussé à poignarder à mort Victor Dasylva, et de blesser son neveu.

A l’en croire, il agit sous la dictée du diable. S’agissant des faits, alors que Victor Dasyla était tranquillement assis devant son domicile avec son neveu, il a eu la visite surprise d’El Hadji Diaw.

Ce dernier l’a mortellement poignardé avant de s’attaquer à son neveu qui s’en est sorti avec des blessures occasionnant une incapacité temporaire de travail de 15 jours. C’est sur ces entrefaites que le mis en cause a été appréhendé avant d’être conduit à la police.

Sur une question de savoir pourquoi il a tué Victor et assené des coups de couteau à son neveu, l’accusé dit ne pas être en mesure d’expliquer son acte. A l’en croire, il est possédé par le diable qui lui a demandé d’agir de la sorte.

Toutefois, il a présenté ses excuses avant de confier que « le 12 décembre 2013, j’ai vu l’oncle Victor Da Sylva et son neveu Louis assis devant la porte de leur maison en train de discuter.

Muni d’un couteau, j’ai poignardé par surprise Victor au niveau de la paroi abdominale, du cou et du flanc. Mais pour le cas de Louis, j’ai essayé de l’attaquer, mais en vain ».

Après cet aveu, le juge a repris la parole pour dire à l’accusé que Louis a reçu deux coups de couteaux, mais n’est pas mort. Heureusement pour lui, il s’en est tiré d’affaire avec une incapacité temporaire de travail de 15 jours. « Quel est le mobile de votre acte ? », a lancé le Président de la chambre criminelle à l’accusé.

Accusé : « quand je vois un catholique, j’ai envie de le tuer »

« Je ne sais pas ce qui m’a poussé à le tuer. J’ai l’impression d’être possédé par le diable qui me dicte de faire des choses ignobles », a-t-il rétorqué.

Le juge de revenir à la charge et de lui rappeler sa version tenue à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction. « Au moment des faits, je n’étais pas lucide car j’avais fumé du chanvre indien. En plus, je ne m’attaque qu’aux catholiques car je ne les supporte pas », disait l’accusé.

Prenant la parole pour faire son réquisitoire, le maître des poursuites a soutenu que l’accusé est un terroriste. Car il a dit dans l’ordonnance de renvoi que « dès qu’il voit un catholique, il a envie de le tuer ». Revenant sur les faits, le parquetier a confié que le mis en cause a pris la fuite après son forfait.

« Il les a vus en train de discuter et il a voulu les tuer. Il a avoué que c’est lui qui les a surpris pour les poignarder. Ce qui est constant, c’est que les faits sont avérés car tantôt il parle de problèmes religieux, tantôt de problèmes de famille ou des problèmes psychiques. L’accusé était animé d’une intention de leur ôter la vie », a dit le maître des poursuites qui a requis 20 ans de travaux forcés à son encontre.

Dans sa plaidoirie, Me Omar Daff, avocat de la défense, s’est posé la question de savoir si son client jouissait de toutes ses facultés mentales. « Il dit que c’est l’esprit d’Édouard qui le hante.

On doit s’interroger dans nos traditions pour voir ce qui lui arrive. Mieux, on doit essayer de comprendre le criminel », a dit Me Daff qui a demandé une circonstance atténuante en faveur de son client. Toutefois, l’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 18 septembre prochain.

Cheikh Moussa SARR

 

À voir aussi

Rosalie avait fracassé la tête de sa nièce avec une écumoire lors d’une bagarre

Une affaire de famille a atterri, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits …

Usurpation de fonction: Un clerc et 5 agents de sécurité risquent 6 mois ferme

Attraits, hier, devant le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar pour usurpation de …