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Pillage des ressources de la Casamance- Ziguinchor prépare une marche

Une marche est prévue dans les prochains jours pour dire non à la gestion calamiteuse des ressources naturelles du Sénégal, et en particulier celles de la Casamance. L’annonce a été faite par le CDDC lors d’un point de presse.

La Convergence pour le Désenclavement et le Développement de la Casamance (CDDC) a annoncé l’organisation d’une marche dans les prochaines semaines, à Ziguinchor, pour dénoncer la mauvaise gestion des ressources de la région sud du Sénégal. Les membres  de cette convergence s’exprimaient lors d’un point de presse hier à Dakar. Ainsi le CDDC, fidèle à son combat pour le développement de la Casamance, a profité de l’occasion pour adresser un message au gouvernement du Sénégal afin qu’il se ressaisisse sur sa gestion calamiteuse des ressources naturelles du Sénégal, et de la Casamance en particulier, devenue source de tension. D’après cette structure,  140 milliards de francs CFA, c’est la somme que la coupe abusive du bois en Casamance  rapporte aux  exploitants.  Ainsi,  le  CDDC a  alerté  sur les dangers que ce fléau constitue pour la région. « La Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance, de concert avec les associations, les forces vives de la nation et la jeunesse de la Casamance en particulier, va organiser dans les semaines à venir à Ziguinchor, une marche pour dénoncer la mauvaise gestion des ressources naturelles de la Casamance.

Nous prévoyons également des campagnes de sensibilisation et de reboisement pour redonner à la Casamance toute sa verdure et sa splendeur d’antan», a expliqué Aliou Sambou Bodian, coordonnateur de la CDDC. Face à cette situation de coupe abusive du bois, ce dernier s’est interrogé : « Comment se fait-il que notre Etat ait laissé la situation pourrir à ce stade, jusqu’à ce qu’un million d’arbres soit abattus en Casamance. On se demande alors dans de pareilles circonstances, où était l’armée, la gendarmerie, la police, les services de renseignement et tous les services qui étaient censés protéger la forêt ». A l’en croire, ils sont conscients que les populations rurales de tout bord ont, de façon indéniable, leur partition à jouer pour assurer la protection des ressources naturelles du Sénégal. A cet effet, il a appelé les populations de la Casamance à s’approprier du combat pour la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. Revenant sur la traque des auteurs la tuerie de Boffa le 6 janvier dernier et qui a fait 14 morts, le coordonnateur  du CDDC  a demandé la poursuite des enquêtes dans l’impartialité tout en rejetant une intervention militaire pour que les paysans n’abandonnent pas les champs en cette période de récolte.

Zachari BADJI

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