index

PLAN D’ACTION DU GRAND CADRE DES ENSEIGNANTS Menaces sur les anticipées de philosophie

Devant le dilatoire continu du Gouvernement et la témérité des syndicats, les épreuves anticipées de philosophie, du 08 juin, pour le Baccalauréat, risquent de ne pas se tenir. Les élèves espèrent que devant « la maturité des êtres, l’idéal apparaîtra aux yeux du réel. »

La longue grève des enseignants commence à porter ses fruits amers. À moins de deux semaines de la date de l’examen, qu’ouvrent les anticipées de philosophie, la peur et l’angoisse gagnent les élèves en classe de terminale. Le Grand cadre étant décidé à boycotter toute la grille des examens, des conseils de classes et même des examens blancs pour le Bfem. Quand au Gouvernement, la tutelle brandit les menaces et ferme les portes du dialogue. C’est dire… À part quelques poignées de lycées, aucun établissement n’a terminé son programme en philosophie. Deux chapitres importants, à savoir : l’épistémologie et l’Art ne sont pas abordés. Les professeurs prennent les raccourcis des polycopies, qui en définitive, brouillent plus l’élève, qu’ils ne le serve. Alors que la philosophie, n’est pas « un cadeau de Noël tout ficelé dans son emballage de papier rose… » pour reprendre, Vladimir Jankélévitch. Presque, dans la totalité des lycées du Sénégal, des synthèses de philosophie se sont organisées. Des moments de rencontre, que les professeurs mettent à profit, avec leurs élèves. Pour tirer toute la quintessence des apprentissages philosophiques.
C’est dire que l’heure est la concentration et aux dernières retouches. Seulement, du côté des décideurs, on feint de donner du sérieux sur la grève. Le ponce pilatisme entre l’État et les syndicats regroupés au sein du Grand cadre, continue de plus belle. Les élèves vont encore payer des pots qu’ils n’ont pas cassés. D’ailleurs, au niveau du lycée Seydina Issa Laye ex-Lpa, des mouvements d’humeur se font sentir. Une réunion entre élèves s’est tenue, hier soir, dans ce sens. Les « terminalistes » menacent de bloquer totalement le système éducatif départemental si la situation perdure. Le dernier plan d’action du Grand cadre est un signal fort que rien n’est encore réglé entre l’État et les syndicats. Les négociations sont au point mort et le découragement gagne davantage les partenaires sociaux. C’est vrai que l’heure est au dialogue politique et les urgences sociales, notamment, l’école, reste un souci mineur pour le gouvernement. Toutefois, du côté des élèves, on cogite, espérant que les conditions pour questionner « l’inquestionnable » et le jusque-là « inquestionné » seront réunies, le 08 juin prochain.

Pape Amadou Gaye

Voir aussi

arton157644

RENTRÉE SCOLAIRE : LES LIBRAIRIES ’’PAR TERRE’’ COMPTENT LEURS CLIENTS

La fièvre de la rentrée scolaire ne semble pas s’être encore emparée du marché du …