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PMA: Favoriser le développement des entreprises pour éliminer la pauvreté

Les Pays les moins avancés (PMA) doivent dépasser l’approche consistant à créer un environnement propice aux affaires, mais à remédier aux défaillances des marchés et à soutenir les petites entreprises.

«Changer de cap», c’est le message lancé par le rapport 2018 intitulé «L’entreprenariat au service de la transformation structurelle», de la Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED). Il a examiné les conditions nécessaires à la création et au développement des entreprises à fort impact dans les pays les moins avancés (PMA), groupe de 47 pays qui comprend la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, certains pays asiatiques et plusieurs États insulaires. Ces pays peuvent bénéficier d’un traitement préférentiel dans le cadre des accords relatifs au commerce mondial et aux changements climatiques, en raison des désavantages persistants qui en font les pays les plus pauvres du monde. Ainsi, les pouvoirs publics des PMA devraient s’employer avant tout à encourager les entrepreneurs et les entreprises établies qui exploitent les possibilités de créer des emplois et des produits et des services novateurs, et de mener des activités dynamiques ayant un effet de transformation et d’entraînement sur l’ensemble de l’économie. D’après le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi, ce rapport invite les pays les moins avancés à ne pas négliger le rôle complémentaire essentiel que jouent les grandes entreprises, aux côtés des petites et moyennes entreprises, de manière à élaborer des stratégies propres à promouvoir un entreprenariat à fort impact. « Selon le rapport, l’État a un rôle plus actif à jouer dans l’émergence d’entreprises locales dynamiques et porteuses de transformation », a-t-il  dit. A l’en croire, cette étude, qui incite les décideurs à accorder une plus grande importance aux avantages de l’entreprenariat, offre une aide précieuse aux pays les moins avancés dans l’action menée pour tirer le meilleur parti de l’application du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Les petites entreprises représentent 58% dans les PMA

La plupart de ces sociétés sont des micro-entreprises ou de petites entreprises et qui représentent 58% des entreprises formelles, ont 20 employés ou moins. Dans les PMA, nombreux sont ceux qui n’ont d’autre choix que de mener des activités entrepreneuriales de petite échelle et à faible valeur. Il s’agit avant tout de travail indépendant (qui représente 70% de l’emploi total), de micro-entreprises et petites entreprises informelles dont les perspectives de survie et de croissance et la propension à innover sont faibles. Ce document  publié  ce mardi  à Genève (Suisse) révèle que la grande majorité des entrepreneurs agissent ainsi par nécessité. Les jeunes entrepreneurs sont en moyenne 1,7 fois plus nombreux à se dire entrepreneurs par choix plutôt que par nécessité, alors qu’ils sont 2,8 fois plus nombreux dans les autres pays en développement. Le Secrétaire général de la CNUCED, Mukhisa Kituyi, qui incite les décideurs à accorder une plus grande importance aux avantages de l’entreprenariat, offre une aide précieuse aux pays les moins avancés dans l’action menée pour tirer le meilleur parti de l’application du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Zachari Badji

 

 

 

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