ECONOMIE

Pôle aquacole du Sénégal-UN « LABORATOIRE D’ESSAI » POUR L’INTENSIFICATION DE L’AQUACULTURE À SÉDHIOU

  • Date: 24 mars 2016

Grâce à ses potentialités aquacoles, économiques, sociales et géographiques, la région de Sédhiou, vaste d’une superficie de 7 330 km2, et dont le relief relativement plat, a été choisie pour abriter le pôle aquacole du Sénégal. Cela, suite à la réunion délocalisée du Conseil des ministres du 25 février 2015. Ainsi, depuis l’érection de Sédhiou comme pôle aquacole national du projet de développement accéléré du Plan Sénégal émergent (Pse), l’Agence nationale de l’Aquaculture (Ana) est à pied d’œuvre pour donner corps à ce projet. L’Ana a notamment dégagé une enveloppe de 400 millions de francs Cfa dans son budget d’investissement de l’exercice 2016 pour assurer le financement du pôle aquacole de Sédhiou. Le directeur technique de l’Ana livre, ici,ses impressions sur la charpente du pôle  aquacole qui sera érigée dans le village de Bacoum, dans la commune de Diéndé.

La région de Sédhiou a été choisie comme pôle national aquacole. Selon les services du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, le choix de la région de Sédhiou s’explique, entre autres, par l’existence d’un bon réseau hydrique, la présence de sites favorables à la pisciculture, la baisse des captures de la pêche continentale, la paupérisation de la communauté des pêcheurs de métier…

Vaste d’une superficie de 7 330 km2, la région de Sédhiou dispose, en dehors de sa position carrefour (atout commercial avec au Nord la Gambie, au Sud la Guinée-Bissau, à l’Est la région de Kolda et à l’Ouest la région de Ziguinchor), d’un relief relativement plat. Ce, avec une légère pente vers le fleuve Casamance et son affluent le Soungrougrou.

C’est donc la combinaison de cette position stratégique et des conditions climatiques, techniques et environnementales favorables qui, après les prospections de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana), explique le choix porté sur Sédhiou pour abriter le pôle aquacole du Sénégal. «Ce sont les potentialités qui sont le facteur n°1 du choix d’une localité. L’aquaculture est une niche d’emplois et de lutte contre la malnutrition», explique Abdoulaye Niane, directeur technique de l’Ana.

Dans un document produit en 2014 et intitulé : «Schéma régional d’aménagement du territoire de la région de Sédhiou (Srat), le défunt Conseil régional a fait le diagnostic des potentialités et des faiblesses de la région. D’après le Srat – dont les projections s’étalent jusqu’en 2035 – Sédhiou est parsemé de vastes étendues de bas-fonds couvrant environ une superficie de 36 111 hectares. C’est ce qui remplit toutes les conditions pour la région pour en faire le «laboratoire d’essai» pour l’intensification de l’élevage de poissons au Sénégal.

Des conditions environnementales très favorables

Ainsi, en dehors de ce réseau hydrique dense et de la présence de sites favo-rables à la pisciculture et au développement des activités aquacoles, la région de Sédhiou est arrosée par le fleuve Casamance et ses affluents qui irriguent le territoire régional sur une distance de plus de 100 km. A cela s’ajoute le fait que la nappe phréatique est peu profonde (05 à 40 mètres). Une situation qui favorise la disponibilité de l’eau, source indispensable pour le développement de l’aquaculture.

Côté conditions climatiques, Sédhiou qui représente 3,7% du territoire national dispose également de 12 forêts classées couvrant une superficie de 83 543 ha. Dans cette région qui enregistre une pluviométrie de 12 000 mm par an, les températures moyennes mensuelles les plus basses varient entre 25 à 30°C de décembre à janvier et les plus élevées oscillant entre 30 à 40°C notées entre mars et septembre à  novembre.

Sur 3 ans, 140 tonnes de poissons et 117 emplois direct attendus

«Le pôle prendra forme cette année», renseigne le directeur technique à propos de ce projet dont les infrastructures de production sont constituées de 50 étangs d’élevage, d’un bâtiment de 6 pièces, d’un hangar pour abriter une unité de fabrique d’aliments de poisson. Il est attendu, en termes de résultats au niveau de ce pôle durant les 3 premières années, une production de 140 tonnes de poissons par an et 117 emplois directs.

Cependant, malgré les innombrables atouts que recèle cette contrée : «la région de Sédhiou souffre d’un déficit criard en infrastructures socioéconomiques de base». Un  manque qu’il va falloir combler, si l’on veut permette à ce laboratoire d’essai du Sénégal, en matière de poisson, de livrer, à date échue, les résultats attendus.

Puisque, a-t-on ajouté dans cette étude qui a fait un diagnostic sans complaisance du potentiel économique de la région, qu’il faut faire de «Sédhiou, une région désenclavée à l’intérieur comme vers l’extérieur pour une économie émergente et durable dont les retombées positives sont réparties, de manière solidaire, dans un contexte de paix et de sécurité».

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