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Polémique sur l’inhumation de Sidy: Un sacrilège! 

La polémique enfle sur l’inhumation du Pds du Groupe Walfadjri. Entre ses enfants et leur oncle Ahmed Khalifa Niass, c’est loin d’être l’entente, notamment sur le lieu de son inhumation.

On croyait le débat clos. Mais non, elle prend de l’ampleur et pourrait gagner en proportion.

Pour nous qui ne sommes pas de la famille, ce n’est pas en principe nos oignons. Dans toutes les familles, il y a des dissensions internes du genre.

La particularité de celle-ci, ce qui pousse l’opinion à s’y intéresser, c’est la personnalité de Sidy, son legs à notre société dans un contexte électoral tendu.

Son rappel à Dieu a été l’occasion pour les Sénégalais de tous bords d’être unanimes sur l’exemplarité de son parcours. Sidy a ainsi réussi à réconcilier les Sénégalais en créant une sorte d’osmose autour de sa personne.

Pendant ces dernières heures, les polémiques et autres querelles ont été tuées. Le moment était presque sacré.

Il est alors incompréhensible qu’au moment où  cet œcuménisme a été obtenu, que les Sénégalais de tous bords tendent la main, la famille s’entredéchire de la sorte. Et surtout par presse interposée. Quel sacrilège!

Car, le moment était presque sacré. Car, Sidy offre à la jeunesse et aux populations cette référence qui leur fait parfois défaut.

Ils avaient envie de vivre ces moments de deuil dans la paix, la concorde et surtout la sérénité. Et voilà que cette polémique survint.

Malheureusement, c’est une polémique qui touche, déjà, l’organe de presse. Des évocations sont faites sur la ligne éditoriale au moment où le personnel se pose des questions existentielles.

Il est important alors que la famille se ressaisisse. Car, Sidy, Walfadjri, c’est désormais un patrimoine national. A ce titre, l’État et  le peuple ont aussi un droit de regard, d’injonction.

La prospection sur la survie du groupe, la perpétuation de l’héritage du groupe est déjà enclenchée sur les plateaux de télévision et dans les émissions de radio. Parce qu’il s’agit d’un legs fait au Sénégal.

Et je me rappelle de cette fermeté des autorités françaises quand il s’est agi de vendre le quotidien « Le Monde ». L’État avait posé des conditions à respecter pour tout repreneur. Et une particulière attention a été portée au respect de la ligne éditoriale.

C’est vrai que dans cette affaire, la dimension religieuse, confrérique est importante, mais elle remet au goût du jour la complexité des relations dans notre société.

Quand les aînés parlent et prennent des décisions, il est très mal vu que les jeunes les contredisent.

C’est pourquoi, il est souhaitable que le plus jeune dans ces tiraillements, en l’occurrence Cheikh Niass, évite de se mettre en avant par ses sorties.

Il peut défendre fermement la dernière volonté de son père, mais il doit laisser le soin aux plus âgés de la famille de faire des déclarations publiques, surtout s’il s’agit de polémiques. Se mettre à dos son oncle va compliquer la suite des événements.

Ahmed Khalifa Niass a son tempérament, surtout s’il se sent mal comme actuellement.

A ce propos, l’arbitrage du Khalife aurait peut-être permis de rapprocher les positions des uns et des autres. Dans pareils cas, on se plie à la volonté du Khalife qui est le chef suprême de la famille. A défaut, lui aussi se sentira très mal.

Si toutes les bonnes volontés s’investissent à fond, un compromis sera trouvé et que l’on nous laisse vivre notre deuil tranquillement.

Sidy ne mérite pas cela. Personne n’a le droit.

Nous avons perdu une sentinelle, une des rares qui restaient dans un contexte difficile du fait de l’élection à venir.

Assane Samb

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