Deux policiers ont été tués, lundi soir, à leur domicile de Magnanville (Yvelines), par un homme se revendiquant de Daech. Celui-ci a posté une vidéo de revendication sur Facebook depuis le domicile de ses victimes.

LP / Frédéric Dugit
Deux policiers ont été tués, lundi soir, à leur domicile de Magnanville (Yvelines), par un homme se revendiquant de Daech. Celui-ci a posté une vidéo de revendication sur Facebook depuis le domicile de ses victimes. LP / Frédéric Dugit

Policiers tués : Facebook coopère dans la lutte contre la propagande djihadiste

Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités françaises». Facebook veut couper court à toute forme de polémique après la diffusion sur sa plateforme de la vidéo de revendication de Larossi Abballa, auteur de l’assassinat au couteau d’un commandant de police et de sa compagne à Magnanville(Yvelines). Dans une séquence de 12 minutes, filmée au domicile de ses victimes, l’homme de 25 ans a prêté allégeance à l’Etat islamique avant de menacer la France d’autres attaques terroristes. Alerté, le réseau social a rapidement supprimé le contenu.

«Les terroristes et les actes de terrorisme n’ont pas leur place sur Facebook, a souligné l’entreprise américaine. Chaque fois qu’un contenu à caractère terroriste nous est signalé, nous le supprimons aussi vite que possible et appliquons la loi avec la plus haute urgence.»

Reste que cette revendication en direct remet sur le devant de la scène la question du rôle des réseaux sociaux dans la diffusion de messages violents et rappelle de tristes précédents : en janvier 2015, une vidéo posthume d’Amedy Coulibaly, auteur de la prise d’otage sanglante de l’Hyper Cacher, avait circulé sur Youtube avant d’être supprimée.

 Tancés par le gouvernement français, qui leur reprochait d’être des vecteurs d’«embrigadement» et de «mise en contact pour passer à l’acte» après les attaques terroriste du début d’année 2015, les géants du secteur ont depuis revu leur politique. Facebook a publié une «charte communautaire» pour prévenir les incitations à la violence. Twitter dit avoir «renforcé l’équipe chargée de traiter les signalements» de contenus suspect et se félicite de la suppression de «plus de 125 000 comptes diffusant des menaces ou faisant la promotion d’actes terroristes.»

Toutes ces mesures sont censées assurer «un juste équilibre entre la liberté d’expression et un espace sûr et respectueux», selon un porte-parole de Facebook. Dans un dossier publié le 9 mai dernier, le gouvernement a même noté des progrès dans l’efficacité de la lutte contre la propagande djihadiste. Une amélioration déjà remise en doute par les actes de Larossi Abballa.

«Des défis propres au contenu et à la sécurité des vidéos en live»

Les actes terroristes ne sont d’ailleurs pas les seuls éléments à charge contre la perméabilité des réseaux sociaux face à la violence. Le 10 mai, une jeune fille de 19 ans avait annoncé puis filmé son suicide en direct via l’application Periscope. Quelques jours plus tôt, un adolescent y avait diffusé l’agression d’un passant choisi au hasard en plein centre de Bordeaux Gironde). «Nous comprenons et nous reconnaissons qu’il y a des défis propres au contenu et à la sécurité des vidéos en live», dit encore Facebook suite au double meurtre de Magnanville. Ces défis sont encore loin d’être surmontés.

Le Parisien

Voir aussi

29a44aae32661ab99d29815cb246d024b36a9afb

Apple lance son nouvel iPhone

La star de la présentation d’Apple, annoncée à partir de 10H00 locales (17H00 GMT) à …