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POLYGAMIE- Quand les hommes attisent le feu entre « awo » et « niareel »

Les faits divers relatent souvent des histoires rocambolesques entre coépouses. Elles finissent souvent au tribunal. Et il y a toujours une perdante. Mais le plus souvent, ce sont les hommes qui attisent le feu. Pour se faire dorloter et gagner le jackpot. Mais  toutes les belles histoires d’amour ne finissent pas toujours à l’eau de rose.

Lacérer le visage, ébouillanter, coups et blessures, bataille autour de la dépense quotidienne et la liste est longue. Des cas terribles avec souvent des sévices graves, entre deux femmes qui partagent un mari. Dans  les différends qui existent dans les familles polygames, sur trois cas sur quatre, c’est l’homme qui tient la corde de la division, juste par intérêt ou mauvaise gestion du foyer. Contrairement à ce que dictent la religion et le bons sens.

Un mariage polygame n’est pas facile. Aucune femme n’aimerait voir son mari, se faire chouchouter, par une autre. Mais les hommes sont maîtres, lorsqu’il s’agit de faire mal.

« J’ai une voisine qui ne ressemble plus qu’à une branche. Elle est amère et sèche. Au  début, elle s’occupait bien de son foyer. Bien que son mari fasse partie de ceux qui ne savent pas s’occuper d’une épouse. Mais elle accomplissait ses devoirs avec attention. Et l’arrivée d’une coépouse de 17 ans, la sort de ses gonds. La dame commençait à dépérir. Parce que la seconde épouse avait fait l’école. Elle était plus jeune et ses ex-amies étaient complices. Pire, son mari n’hésitait pas une seconde à lui donner des satisfécits. Quand il devait lui offrir un cadeau, il avait ses manières. Il attendait le bon moment. C’est ainsi que la « niareel » savait s’y prendre. Elle comptait les billets, en sortant, le sourire aux lèvres. Ou vantait les beaux tissus derniers cris. Ce qui poussait la pauvre « awo », dans un piteux état. Elle monologuait et bégayait de plus en plus. Cela fait six ans que le trio se déchire. Et sans aucune solution ne soit trouvée. Heureusement que ces deux filles ont grandi et travaillent bien à l’école. Cela la réconforte. Parce qu’en plus, la dépense quotidienne constitue un nœud cordien »n confesse cette dame sous le couvert de l’anonymat.

Mais certains hommes ne sont pas responsables comme le souligne, un quinquagénaire. « Certains jeunes ne respectent pas leurs épouses. Et cela fait mal. Je ne pas comprendre certains comportements. La femme est fragile. On doit la soutenir et non la maltraiter. La polygamie comporte certaines règles. On doit s’y conformer. Pourquoi attendre que l’une des épouses soit présente pour prendre son téléphone et dire des mots doux. Pourquoi ne pas rendre le foyer plus agréable ? En y mettant beaucoup d’amour et d’ambiance. Au lieu de diviser pour avoir plus de privilèges », soutient-il.

« Si la femme en arrive à devenir violente, c’est la faute au mari. Il y a des situations dans lesquelles on n’arrive pas à se maitriser. J’ai une tante, lorsque son mari revenait et lui annonçait son remariage, elle lui disait c’est bien. Cela a duré des années. Chaque fois, c’était un mariage qui tombait à l’eau. La première avait de la classe. Et n’en faisait pas un problème.  Toujours très élégante, s’occupant de son foyer. Le mari tombait toujours sur des femmes matérialistes qui se lassaient à cause de ses caprices. À la retraite, il est devenu solitaire. La première passe des vacances en Europe, aux États-Unis. Reste toujours cette dame avec beaucoup de classe », raconte cette jeune fille qui ne veut pas d’un mari polygame.

Mais le meilleur remède reste l’esprit zen. « Lorsque l’homme vous cherche, vous devez camper sur votre position. Toujours s’occuper de son foyer et le laisser à ses maladresses. Il finira par se lasser. Parce que l’homme adore être taquin et provocateur. Pourquoi  ne pas trouver une activité, et n’avoir pas de temps à perdre. Rester une épouse attentionnée et sans excès », souligne  un élégant Monsieur qui préfère de loin être auprès d’une et seule épouse.

Ndèye DIAW

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