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Port Autonome de Dakar, les infrastructures, un vrai défi- VOUS AVEZ DIT PRÉFÉRENCE ÉTRANGÈRE ?

La force de frappe financière des multinationales semblait indispensable au projet de modernisation de Port. Il fallait par tous les moyens faire le grand saut, quitte à remettre en question le patriotisme économique ?

De Bara Sady à Cheikh Kanté, le chantier principal reste le même : la modernisation du Port. Du fait de sa place prépondérante dans l’activité économique, la compétitivité du Port est d’une importance stratégique. Un chantier dont l’utilité fait l’unanimité au même titre que sa complexité. « Vous savez, le Port de Dakar est un port très ancien. Ce qui veut dire une exigence de renouvellement et de modernisation des infrastructures de base pour s’arrimer sur les standards internationaux », a déclaré le Dr Cheikh Kanté, Directeur Général du Port Autonome de Dakar.

Un défi qui a débuté au forceps avec des concessions qui continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Même s’il reconnaît que DP World a fait des installations assez remarquables, dans la manutention des conteneurs, le Vice- Président du SEMPOS n’en dit pas autant pour NÉCOTRANS. « Jusqu’à date, il n’y a pas eu d’investissements, c’est le Port qui avait financé la construction et l’agrandissement du Môle 2.

Par contre, les gens promettent des investissements qui tardent toujours à se concrétiser. La même chose est valable pour la concession du Vraquier, les investissements promis ne sont toujours pas arrivés, les quais ne sont pas encore refaits. Je pense que ces investissements pouvaient se faire par des nationaux », fait-il remarquer.

Mais un regard dans le rétroviseur permet de constater que la Direction du Port avait sommé les entreprises sénégalaises opérant dans l’enceinte portuaire de mettre les installations aux standards internationaux. Parmi elles, les Industries Chimiques du Sénégal (ICS). Après moult rappels, les choses n’ont pas semblé bouger dans le bon sens. Ainsi, le Port a décidé que toutes les sociétés, installées sur ledit môle 8, devront ainsi faire place nette et les ICS se sont vus le notifier via une correspondance signée par la direction qui leur demandait clairement de démanteler leurs installations et de quitter le Port…

La gestion dudit Môle devant être concédée à la multinationale Nécotrans. En effet, les activités des ICS au Port concernaient essentiellement le déchargement des matières premières importées (soufre, Borcine, Potasse) et le chargement des produits exportés (phosphate marchand et engrais). Des produits utiles certes, mais très exposés à l’insalubrité. Du fait de leurs difficultés financières, les ICS ne pouvaient guère suivre le rythme du Port. Ainsi, à terme, le contrôle de l’activité portuaire des ICS sera transféré à Nécotrans qui, à son tour, facturerait les ICS.

Mais le constat est qu’on en est encore loin, eu égard au rythme lent, voire nul, des travaux de la multinationale. Mais si Dubaï Port World qui a signée en 2008, la cession du terminal à conteneurs du port de Dakar, pour une durée de 25 ans, pour un montant de 54,6 milliards F Cfa, réussit au moins, à démarrer les travaux du Port du futur, le Port Autonome de Dakar peut lorgner l’avenir de manière plus sereine.

Reussir magazine

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