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Pour contraindre le gouvernement à respecter ses engagements, le Saes dépose un préavis de grève

  • Date: 6 janvier 2016

Contraindre le gouvernement à respecter et à matérialiser les accords signés le 16 mars 2015. Voilà qui sous tend le préavis de grève en 4 points déposés, hier, par le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes). Le Saes qui a déjà enclenché son plan d’actions par des rassemblements dans les différents campus ce mardi.

L’année 2016 risque de connaître d’énormes perturbations au niveau des universités publiques. Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a, en effet, déjà commencé, hier, à matérialiser son plan de lutte contre le gouvernement. Ce, par le dépôt d’un préavis de grève dans la matinée de mardi. Cela est suivi d’un rassemblement dans tous les campus : Dakar, Saint-Louis, Bambey, Thiès et Ziguinchor.

Ce début de mouvement d’humeur des enseignants du supérieur s’explique par la non-exécution des points contenus dans le protocole d’accord signé avec l’Etat, le 16 mars 2015.

Une plateforme en 4 points

Les enseignants syndicalistes préviennent qu’à l’expiration dudit préavis de grève, le 4 février prochain, ils vont aller en grève pour contraindre le gouvernement à respecter et à matérialiser les accords qu’il a signés il y a près d’un an.

En déclinant les motivations de ce préavis de grève, Moustapha Sall, chargé des revendications au Saes, a renseigné: «Le Saes a déposé un préavis de grève qui porte sur quatre points. Le premier c’est sur la réforme des titres académiques. Le deuxième porte sur la retraite qui est une question cruciale dans le préavis de grève. La retraite, elle est catastrophique au niveau de l’enseignement supérieur. Et c’est pourquoi lors de la signature du protocole, le Saes avait demandé deux choses. D’abord, l’abrogation du principe de décrétèrent qui nous est imposé injustement nous les enseignants du supérieur. Ensuite, que l’on puisse cotiser plus pour notre indemnité de recherche et de formation. Et à ce niveau, on ne demande pas de l’argent à l’Etat, il faut que ce soit clair par rapport à la retraite. Le troisième point, c’est sur le droit au logement. Le quatrième point, c’est la prise en charge médicale. Parce qu‘à l’heure actuelle, on a toujours des problèmes pour notre prise en charge médicale, nous et nos familles».

Pour sa part Yankhoba Seydi, coordonnateur du Saes au campus de Dakar, se désole de la non -revalorisation par l’Etat du budget alloué aux universités. «Le gouvernement a pris des engagements clairs sur la question des budgets et qui apparaissent sur la colonne des échéances. Mais jusque-là, rien n’a été concrétisé. Aujourd’hui, ce que nous voulons ce n’est pas des négociations, mais plutôt la matérialisation du protocole d’accord. Le gouvernement a pris des engagements, il n’a qu’à les respecter», a clamé M. Seydi.

«Pas des négociations, mais la matérialisation du protocole d’accord»

Pour rappel, des médiateurs, comme les parlementaires, avaient réussi à apaiser la situation entre les enseignants du supérieur et le gouvernement. Parce qu’ils avaient donné l’assurance aux enseignants qu’ils feront un lobbying auprès du gouvernement pour la normalisation de la situation. Ce qui avait valu aux syndicalistes de surseoir à leur mouvement d’humeur le 19 décembre dernier à l’occasion du vote de la loi portant sur l’organisation des universités publiques.

Le constat aujourd’hui, avec le dépôt de ce préavis de grève, est que ces efforts n’ont pas empêché au Saes de déterrer la hache de guerre. L’espace universitaire va donc vers une nouvelle série de grèves cycliques qui risquent d’assombrir l’année. Cela, d’autant plus qu’à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), par exemple, les Personnels administratifs et techniques (Pat), se sont aussi joints au mouvement d’humeur.

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