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Pour éviter les catastrophes causées par le canal de délestage de Saint-Louis

En marge de la campagne qui se déroule dans un calme plat à Saint-Louis, le candidat aux législatives de la coalition Sopi, Ahmet Fall Braya, par ailleurs Pca du Cosec, est revenu assez largement sur les enjeux socioéconomiques du canal de délestage creusé en 2003 pour sauver Saint-Louis des inondations. Cette embouchure naturelle s’agrandit vers le Nord sous le risque de faire disparaître beaucoup de villages qui sont dans le Gandiolais. Il urge ainsi de fixer et de baliser cette brèche, selon les pêcheurs, nombreux à perdre la vie en revenant de haute mer. Braya est revenu sur les projets destinés à faire de ce canal une rampe de lancement, pour un essor économique de la vieille ville.

Source L’office
Après étude du Cosec, la brèche a été ouverte dans la langue de Barbarie, en allant vers le Gandiolais. Depuis lors, nombre d’environnementalistes et de pêcheurs ne cessent d’élever la voix pour demander la fixation de ce canal qui s’élargit dangereusement. Des villages risquent d’être rayés de la carte à Saint-Louis. La brèche a sauvé la ville des eaux de pluie, mais elle demeure néanmoins un casse-tête pour les populations. Des dizaines de pêcheurs y ont perdu la vie. Pour contrecarrer toutes ces catastrophes, le Cosec a un projet hydraulique, avec l’Omvs. A cet effet, 8 milliards sont prévus pour la fixation de la brèche, la création d’un port minéralier au niveau de la mer, un port fluvial. Un grand ensemble qui fera que la région de Saint Louis, dans les années à venir, va être un pôle d’attraction, nous a révélé le candidat de la coalition Sopi sur la liste départementale, Ahmet Fall Braya. Sur le volet agricole, il est institué un projet dénommé le Pademas. D’ailleurs, la fondation Origines S.A a été créée. Elle a pour but, selon Braya, de subventionner et d’aider les agriculteurs. Dans la vallée, 240 000 ha ne sont pas aménagés, faute de moyens d’équipements. « C’est là que le Pademas et la Fondation Origines SA vont intervenir sur financement de la Banque mondiale, avec 75 millions de dollars ; et de la coopération canadienne, avec 19 millions de dollars, un ensemble de projets qui fera que le Sénégal ira vers une autosuffisance alimentaire », lance le Pca du Cosec. Il a précisé que les agriculteurs seront accompagnés dans la politique agricole par le Cosec. Braya a tenu à dire que ces projets macroéconomiques sont loin d’être un rêve, et que l’ensemble des préoccupations des populations seront prises en compte, a-t-il fait remarquer. Parlant de la disparition des poissons, Braya rappelle que des récifs artificiels ont été créés en haute mer pour rendre poissonneuse la côte. « L’autosuffisance en produits halieutiques va permettre aux pêcheurs d’éviter de rentrer dans la zone maritime mauritanienne », précise Ahmet Fall Braya.


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