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Pour son retour aux affaires : Idrissa Seck exclut d’être à nouveau Premier ministre

Pour son retour aux affaires auprès du président Abdoulaye Wade, Idrissa Seck ne voudrait pas du poste de Premier ministre qui, selon certains membres de son entourage, ne colle plus avec sa stature. Encore moins avec sa nature, parce que le maire de Thiès est réputé être un esprit libre. Alors qu’un Premier ministre, dans un régime hyper-présidentiel comme le nôtre, n’est rien de moins qu’un homme de paille prêt à servir de fusible quand c’est nécessaire.

Source : Walfadjri
Quoique n’ayant posé aucune condition pour son retour au Pds, Idrissa Seck n’en a pas moins le choix par rapport à son éventuel retour aux affaires auprès du président Abdoulaye Wade. Selon certaines sources proches du maire de Thiès, ce dernier exclut de facto le poste de Premier ministre. ‘Il n’en veut pas’, soulignent nos interlocuteurs qui ajoutent : ‘Idrissa Seck ne trouve aucun intérêt à redevenir Premier ministre’. D’abord, expliquent-ils, ‘parce que ce poste ne colle plus avec ses ambitions’. En effet, relèvent nos sources, ‘occuper à nouveau les fonctions de Premier ministre, c’est, pour Idrissa Seck, faire du surplace’. Ensuite, se demandent-elles, ‘qu’est-ce qu’un Premier ministre dans un régime hyper-présidentiel comme le nôtre et surtout avec un président de la République comme Me Wade, sinon être un homme de paille et servir de fusible quand c’est nécessaire?’ Des critères qui jurent totalement d’avec la personnalité d’Idrissa Seck, réputé être un homme libre qui prend des initiatives. Et la cohabitation, par le passé, au sommet de l’Etat entre le maire de Thiès et Me Wade en est une preuve éloquente. La marge de manœuvre que s’était donnée Idrissa Seck était trop large aux yeux du chef de l’Etat qu’il y voyait une ‘dualité au sommet’. Me Wade se séparera de son ‘fils d’emprunt’ pour redevenir le seul capitaine à bord.

Une telle expérience, indiquent nos interlocuteurs, l’ancien Premier ministre ne veut pas la revivre. Sans exiger un poste précis, ces derniers croient savoir qu’il souhaiterait être à la tête d’une institution qui lui laissera suffisamment de liberté d’action. ‘Mais, pour cela, Idrissa Seck attend une proposition du président Wade’, précisent-ils.

En attendant, tout ce que semble chercher le maire de Thiès, c’est de revenir dans le système. Surtout à un moment où la bataille de préséance pour la succession du président Wade fait rage. ‘Dans un contexte pareil, il est préférable d’être dans l’appareil d’Etat qu’en dehors’, notent nos interlocuteurs. ‘Plus on s’en éloigne plus on est handicapé’, ajoutent-ils avant de poursuivre : ‘Et puis, Idrissa Seck n’a plus les moyens de ses ambitions.’ En effet, croyant le pouvoir à portée de main, l’ancien Premier ministre avait mis les bouchées doubles et déployé des moyens colossaux en prévision de l’élection présidentielle passée. Il ne lésinait pas sur les moyens pour s’offrir les services qu’il désirait. Ses proches collaborateurs étaient tous salariés et il exigeait d’eux le maximum de rentabilité. Mais, un tel train de vie ne peut tenir qu’un temps. Finalement, le chemin qui mène au palais de la République s’est révélé plus long et, subséquemment, plus coûteux. Idrissa Seck arrive deuxième à l’élection présidentielle du 25 février 2007 et il commet l’erreur – avait-il le choix au risque de se voir accusé d’avoir passé un accord secret avec Me Wade pour avoir ce score – de boycotter les élections législatives. Ce qui allait imposer une diète de cinq ans à certains de ses collaborateurs qui vivaient déjà comme un coq en pâte. Et n’ayant pas un budget élastique, Idrissa Seck s’était vu obligé de réduire le train de vie de ses hommes… puis de s’exiler.

C’est dans ce contexte que sont intervenues les dernières négociations avec Me Wade qui lui ont permis de sauver la tête de sa notaire, Me Nafissatou Diop, et celle de son garde du corps Vieux Sandiéry Diop et qui vont, selon toute vraisemblance, signer son retour aux affaires. La première purgeait une suspension de cinq ans alors que le second était poursuivi pour agression et menaces de mort.

Aux dernières nouvelles, Idrissa Seck serait en train de préparer son retour – avec femme et enfants – au Sénégal.


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