Education

Pour une année scolaire apaisée : Mamadou Lamine Dianté pose les conditions

  • Date: 10 septembre 2015

A quelques semaines de l’ouverture des classes, les enseignants laissent planer déjà des menaces sur la prochaine année scolaire. En sit-in  pour dénoncer la situation de «précarité» dans laquelle se trouvent les enseignants diplômés de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le Sames-Cusems menace d’aller en grève dès la rentrée pour pousser le gouvernement à honorer ses engagements.«En réalité, les Crfpe ont été ouverts sur initiative du ministre de l’Education, Kalidou Diallo, qui a signé une convention en 2011 avec l’ancien Recteur de l’Université, Mary Teuw Niane pour l’ouverture d’une Ufr des Sciences de l’éducation et de la formation des Sports. Il s’agit des filières de Sports, Maths, Sciences et Phy­siques, Science de la vie et de la terre (Svt) et enfin Lettre-an­glais», explique toujours Mama­dou Lamine Dianté. Après l’organisation du concours, 235 candidats admis ont subi deux années de formation avant d’obtenir leur Certificat d’aptitude à l’enseignement dans les collèges d’enseignement moyen (Caecem) au même titre que les diplômés de la Fastef. «Ils ont été recrutés et affectés dans les collèges et lycées du Sénégal depuis 2 ans. Ils n’ont pas, depuis lors, bénéficié d’une intégration dans la Fonction publique. C’est une discrimination. Nous exigeons la reconnaissance du Caecem», tonne Mamadou Lamine Dianté. Aujourd’hui, Mamadou Lamine Dianté, Secrétaire général du Sames-Cusems, affiche sa déception après avoir listé les «sacrifices» faits par les enseignants pour sauver l’année scolaire écoulée : «Les enseignants, au sortir de leur rencontre avec le gouvernement, avaient pris des engagements et ils les ont tous honorés. On avait dit qu’on allait suspendre le mot d’ordre de grève. On l’a suspendu. Nous avons promis de reprendre les cours après médiation et on a repris comme promis. Nous avons décidé de compenser les heures perdues et nous l’avons compensé et nous avons participé à tous les examens. Pendant ce temps, le gouvernement, à son tour, n’a rien respecté de ses engagements. Chose que nous déplorons. Fort de ce constat, le Secrétaire général du Saems-Cusems promet une réaction salée dès la rentrée des classes : «Nous allons tous reprendre les classes le jour de la rentrée pour permettre à nos camarades de rejoindre leur localité. Mais, si rien n’est fait d’ici là, il faut qu’on comprenne que les empoignades et les confrontations sont inévitables». Outré par autant de passivité, il renchérit : «Si nous entamons la grève le lendemain de la rentrée des classes, nous sommes dans la légalité car, le préavis de grève du Grand cadre court jusqu’au 31 décembre 2015. L’édu­cation est de la responsabilité de l’Etat du Sénégal, les enseignants n’ont pas la responsabilité du fonctionnement des établissements.

Avec Quotidien

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