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Pour venir à bout des rebelles coincés dans le nord Sindian : L’Armée sénégalaise demande à Jammeh de fermer ses portes

Les soldats sénégalais poursuivent leur ratissage dans la forêt dense de Bignona, consécutivement aux attaques meurtrières des cantonnements militaires, par les rebelles. Et pour venir à bout de la résistance des éléments armés du Mfdc, les hommes du Général Papa Samba Kamara demandent à leurs «frères» gambiens de fermer toutes les issues menant au pays de Jammeh.

L’Armée sénégalaise a déployé les gros moyens humains et matériels pour venir à bout des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Après avoir révélé dans ses précédentes éditions les ratissages combinés des Armées sénégalaise et gambienne, au lendemain de l’introduction par le Sénégal de son «droit de poursuite» chez le voisin gambien, suite aux attaques des cantonnements militaires de Kabeumb et Djégoune, Le Quotidien a encore appris hier, que les frappes contre l’ennemi s’intensifient sur le terrain, au nord Sidian, à quelques centaines de mètres de la frontière gambienne. Et malgré la résistance des rebelles, ils ont vu tous leurs échappatoires bouchés par les soldats loyalistes. Seul le territoire gambien s’offre comme un lieu de refuge, pour ces éléments armés du Mfdc acculés jusque dans leurs derniers retranchements.

Pour montrer sa «ferme» volonté d’en finir avec l’aile dure et combattante du Mfdc, drivée par Salif Sadio, l’Armée a déployé sur le théâtre des opérations, de gros engins de guerre jamais utilisés par les soldats sénégalais. Mieux, a appris Le Quotidien, le tout nouveau boss de l’Armée de terre, le Général Papa Samba Kamara est sur le terrain, pour épauler ses hommes. Le Général Kamara, ancien sous-chef opération de l’état major, nommé tout récemment à la tête de l’Armée de terre en remplacement du Général Saliou Ndiaye, s’est vu assigner la première mission de sécuriser les bases arrières des militaires sénégalais en Casamance, en proie à des attaques meurtrières. L’on se rappelle en effet, qu’entre les mois de novembre et décembre derniers, pas moins de 20 soldats ont péri au cours de combats acharnés contre les rebelles casamançais, ayant opté pour des attaques surprises dans les cantonnements militaires, pour installer la débandade dans les rangs de l’Armée.

Aujourd’hui acculés et harcelés par les soldats dans la forêt dense de Bignona, les éléments rebelles du Mfdc tentent tant bien que de mal de s’introduire en Gambie. Un pays qui avait fini par déployer son Armée à la frontière avec le Sénégal, pour appuyer les soldats sénégalais dans les opérations de ratissage. Et ce, suite à la décision du chef de l’Etat sénégalais d’user de son «droit de poursuite» en territoire gambien, pour chasser les rebelles. Mais profitant du fléchissement de l’Armée de Jammeh, qui a choisi depuis quelque temps de lever le pied dans les opérations de ratissage, laissant la tâche aux seuls militaires sénégalais, les rebelles s’introduisent à la moindre occasion en Gambie. Raison pour laquelle d’ailleurs, les autorités militaires du pays ont saisi celles gambiennes pour leur demander de fermer toutes les issues pouvant profiter aux rebelles.

Fouilles intenses pour retrouver les otages

La consigne semble ainsi ferme : l’Armée va en finir avec les combattants rebelles, qui sèment le bordel en Casamance en s’en prenant aux militaires jusque dans leurs différentes bases et en prenant même des otages parmi eux. Ce qui n’était jamais arrivé en 30 ans de conflit armé dans cette zone sud du pays.

Parallèlement aux fouilles opérées dans la forêt casamançaise pour retrouver ces soldats détenus par les rebelles, l’Armée a presque fini de nettoyer toutes les zones jadis contrôlées par l’aile combattante du Mfdc, au grand dam de Salif Sadio, aujourd’hui animé par une curieuse volonté de dialogue avec l’Etat sénégalais. Une façon pour lui de se réarmer et de pouvoir reprendre ses bonnes vieilles habitudes.

Des sources militaires contactées hier par Le Quotidien indiquent que l’Armée sénégalaise va vers «la maîtrise parfaite de la situation». Il suffit juste, ajoutent-elles, que la Gambie joue le jeu, à l’image de la Guinée-Bissau, pour anéantir littéralement l’ennemi.

Pour rappel, les cantonnements militaires qui faisaient l’objet d’attaques ces derniers jours en Casamance, sont maintenant hyper sécurisés. L’état-major y a déployé des armes d’auto-défense hyper sophistiquées, positionnées dans certains cantonnements, pour neutraliser l’ennemi. Des engins qui sont même capables d’abattre un hélicoptère de guerre. Dans le lot, l’on dénombre des armes de type A/52 convoyées depuis Dakar, en plus de suffisamment de carburant, pour mieux sécuriser les soldats au front et leurs bases arrière.

alyfall@lequotidien.sn

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