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Pout – consultations gratuites en diabète, urologie, cancer- les populations sur le billard

Le quotidien- Le Comité de rénovation de Pout-Diender vient de boucler la 15e édition de la journée médicale Alioune Badara Diagne. Une journée qui a regroupé une quarantaine d’experts de la médecine moderne comme traditionnelle dans ladite commune.

À l’appel du Comité de rénovation de Pout-Diender, les populations ont répondu massivement. Elles étaient des centaines de Poutois à venir se faire consulter par d’éminents spécialistes en diabète, urologie, cancer du sein et du col de l’utérus, tuberculose, Sida, hypertension artérielle, orl, pédiatrie,… Bref, résume Baidy Diène, « toutes les spécialités médicales et chirurgicales sont représentées ». Le président du Comité de rénovation de Pout-Diender d’expliquer : « Que ce soit en cardiologie, en dermatologie, en médecine générale ou en gynécologie, toutes les spécialités sont là parce qu’il y a un besoin en santé mais aussi un besoin important en soins spécialisés et l’apport de ces journées de consultations est de rapprocher les spécialistes des populations. » Car, ajoute-t-il, « pour avoir une consultation spécialisée à Dakar, c’est la croix et la bannière. Il faut non seulement avoir le billet aller-retour, un accompagnement, un ticket d’entrée mais aussi et surtout, un rendez-vous avec le spécialiste. Pour dire que si aujourd’hui on amène jusqu’au niveau de ces populations des spécialistes, c’est une grande avancée. Ainsi, ces journées sont pour nous très importantes parce qu’elles permettent de régler beaucoup de problèmes auxquels les populations sont confrontées ». L’innovation de la 15ème édition des journées médicales, selon Dr Souleymane Ndour, chirurgien-dentiste, c’est la présence du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt). « Il a une unité mobile qui lui permet de faire des radiographies sur place et éventuellement de déceler un mal qui existe au niveau du poumon. » En dehors de ces spécialités médicales et chirurgicales, les spécialités traditionnelles étaient bien représentées. Selon le président du Comité de rénovation de Pout-Diender, Baïdy Diène, la particularité de la commune de Pout est que « les populations allient la médecine clinique et celle traditionnelle. Et cette année, nous avons constaté que cette dernière a, à peu près, les mêmes patients que les autres spécialités ». Aussi et de faire remarquer : « La médecine traditionnelle est extrêmement importante dans la culture et la pratique de tous les jours au niveau des foyers. » Une participation qui, selon les tradi-praticiens, est le fruit d’une collaboration entre eux et la médecine moderne pour le bien-être des populations. Pour eux, « les malades ont tendance généralement à nous consulter d’abord avant de penser à aller à l’hôpital. Nous nous sommes donc organisés de telle sorte que quand nous recevons un client la première question qu’on lui pose est celle de savoir s’il est allé à l’hôpital. Si la réponse est négative, nous lui demandons alors d’aller se faire consulter au niveau des services de santé avant de revenir », expliquent-ils. Tout ceci, poursuivent-ils, entre dans le cadre de la collaboration entre la médecine traditionnelle et celle dite moderne.

« Il y a beaucoup de personnes mal intentionnées qui disent savoir tout guérir alors que dans notre association nous connaissons nos limites par rapport aux maladies que nous pouvons soigner. C’est pourquoi nous avons créé un code de conduite qu’on appel la Charte de la médecine traditionnelle. Une charte que tous les membres de l’association sont astreints à respecter avec rigueur. »

Ndèye Fatou Niang

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