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Pr Sourang sur la réforme foncière «Ce n’est pas pour prendre des terres à qui que ce soit»

 La commission nationale de réforme foncière a rencontré, hier, la presse pour faire un bilan à mi-parcours de ses activités. Son président, Moustapha Sourang, a précisé que les motivations de sa structure restent la baisse des tensions sociales.

Le nouveau président de la  commission nationale de réforme foncière, Moustapha Sourang, veut aller vite, mais bien dans sa réforme foncière nationale. Sa structure a déjà fait plus d’une dizaine de régions pour recueillir et partager des informations avec les populations sur l’urgence d’une réforme foncière au Sénégal et éviter les erreurs du passé. «Il y avait un laxisme dans la livraison des baux par certaines collectivités locales qui n’étaient pas entre des mains avisées. Il y avait des dérives et un grand manque de transparence. L’erreur dans le passé sur le foncier est due au fait que le débat n’était pas porté à la base», a fait savoir Sourang qui, pour corriger toutes ces anomalies, précise que cette réforme n’est pas pour prendre les terres à qui que ce soit, mais plutôt pour éviter certaine tension sociale, la question de la terre étant devenue une notion sensible.

De l’avis du Pr Sourang, les lois de 1964 et de 2004 sur le foncier ont des postulations différentes sur le plan des droits. Et, pour trouver un espace juridique qui permet de régler cette situation, il soutient qu’il faut des droits réels et conciliés. Pour garder l’esprit de la loi de 64, qui stipule que la terre reste en tout état de cause, un droit qui ne peut pas échapper à la collectivité, il faut un bail en sécurité. Après avoir fait plusieurs régions, Pr Sourang a indiqué que différentes variantes ont été exposées par la Cnrf, comme le bail à usage d’habitation, agricole, pastoral communautaire et autres. Et, de façon globale, les populations du monde rural ont estimé que c’est un système équilibré. Mieux, il dit avoir constaté une grande compréhension et une réelle adhésion de leur part. «Des ateliers ont déjà démarré par des tests au niveau de la région de Fatick, du 15 au 22 mai. Ils se poursuivront à partir du 8 juin 2015 sur le reste des autres départements du pays», a informé Pr. Sourang.

Ibrahima Khalil DIEME

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