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PRATIQUE DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE AU SENEGAL LA COUR SUPREME VALIDE LE PROJET DE LOI

Et de  deux ! Après la loi sur le tabac, celle portant réglementation de la médecine traditionnelle est en bonne voie. Pour mieux sécuriser les populations Sénégalaises qui font recours à cette pratique médicale, tout un cadre juridique est envisagé par une loi longuement murie  et dont la procédure d’adoption vient de franchir un cap décisif. En effet, le projet de texte vient de recevoir l’agrément de la Cour suprême, le mardi 9 août dernier.S’expliquant sur cette évolution lors d’un entretien, Alioune Aw, directeur de la division de la médecine traditionnelle au ministère de la Santé et de l’Action sociale, membre copté à l’organisation ouest africaine de la santé (OOAS) de l’Oms, a montré tout son soulagement de voir le projet de loi adopté par la plus haute juridiction  du pays. Cela traduit, selon lui, toute la détermination des autorités étatiques à respecter l’engagement de faire voter par l’Assemblée nationale, avant fin 2016, une loi organisant la pratique de la médecine traditionnelle. Une fois cette étape importante franchie, ce sera au Conseil des ministres de s’y prononcer avant de soumettre le projet de loi à l’Assemblée nationale. M Aw a ensuite révélé que le protocole d’accord entre le ministère de la santé et de l’action sociale et le Conseil National de Régulation de l’audio visuel (CNRA) pour l’interdiction totale de la publicité mensongère sur les médias de la part de charlatans, est en bonne voie.Après les quelques observations émises par l’organe de contrôle des médias sur le draft, l’on va vers la signature  dans les semaines à venir. A-t-il précisé.Par ailleurs, en ce qui concerne le document de politique nationale en médecine traditionnelle, c’est encore la phase d’analyse des informations avant la rédaction. Tout cela fait dire au directeur de la médecine traditionnelle que le Sénégal est en train d’élaborer de  2014 à 2016 toute une stratégie conformément aux directives de l’Oms.
CE QUE PREVOIT LE PROJET DE LOI
Le projet de loi portant sur la médecine traditionnelle va apporter des innovations majeures dans cette pratique. Au-delà des dispositions générales, le praticien sera désormais invité à respecter le secret professionnel, ainsi que leurs collaborateurs. Mieux, il doit s’abstenir de commettre tout acte susceptible de compromettre sa moralité ou son intégrité professionnelle. Il devra également participer à la pérennisation de son  art par la formation tout en favorisant la collaboration avec la médecine moderne. Une fois par trimestre, il devra transmettre au médecin chef de district les données sanitaires dont il dispose sous peine de retrait de l’autorisation d’exercer.Il sera tout aussi interdit aux praticiens d’éviter d’entreprendre, de poursuivre des soins, de formuler des prescriptions dans des domaines qui dépassent leurs compétences. Face aux situations gravissimes, il lui sera exigé d’orienter le malade vers un autre praticien de la médecine traditionnelle compétent dans ces domaines ou vers une structure sanitaire. Les praticiens seront ensuite interdits de se livrer à des pratiques pouvant nuire à la santé d’autrui ou de prodiguer des soins à l’intérieur d’une formation sanitaire sans l’autorisation du responsable de la structure.Tout comme de procéder ou de faire procéder à la cueillette des espèces médicinales rares ou protégées sans autorisation administrative conforme à la législation forestière en vigueur. En sus, établir un certificat médical, une ordonnance ou tout autre document assimilé est interdit aux praticiens.  Il en est de même pour les ventes foraines des substances médicinales et de toute activité de publicité et de promotion directe ou indirecte.Notamment par des émissions radio,  télé, presse écrite et supports utilisant les technologies de l’information et de la communication. Idem pour les projections ou annonces dans des salles de spectacles, affichages, panneaux, prospectus, enseignes lumineuses ou tout autre support de communication.Aux chapitres des dispositions pénales, les peines prévues sont nombreuses. Si l’exercice illégal de la médecine traditionnelle est puni d’un emprisonnement  allant d’un à six mois et d’une amende de 10 000  à 50 000 seulement, la promotion publicitaire fait l’objet d’amende de 500 000 F à un million. Le support médiatique sera lui puni entre 1 à 2 millions F.

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