25 avril, 2014
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PREMIER VRAI TEST DE POPULARITE    Macky Sall à  l’épreuve des locales

PREMIER VRAI TEST DE POPULARITE Macky Sall à l’épreuve des locales

Avant même de « fêter » son premier anniversaire à la tête de l’Etat sénégalais, le président Macky Sall a traversé des élections capitales : les Législatives, qu’il a remportées, haut la main, avec une majorité qualifiée. Les effets de sa victoire à la Présidentielle ne s’étaient pas encore estompés. Juste après avoir célébré l’An 1 de sa gestion du pouvoir, il fait face à des consultations non moins importantes.

Il n’est un secret pour aucun homme politique que les élections locales sont le rendez-vous avec les racines, la base et le fief.

Des ambitions solistes ont déjà été notées chez certains alliés. Les leaders, disent-ils, des fois, pour préserver une unité de façade, n’exclure aucune perspective de coalition par secteurs d’intérêts, la suspicion ne s’en est pas moins installée et des velléités d’affrontement perçues ici et là. Sinon, qu’est-ce qui motive cette bataille larvée entre l’Apr du président Macky Sall et « Rewmi » de l’ancien Premier Ministre Idrissa Seck, ou encore les flèches des « apèristes » dans le dos du Ministre socialiste de l’Education Nationale, Serigne Mbaye Thiam?

Ceci explique le bug politique des prochaines locales, qui risquent d’entamer profondément la cohésion de la Coalition. Tous les  »partenaires » de Macky Sall qui gèrent déjà de grandes collectivités locales ne sacrifieront jamais ces fonctions électives, au profit d’un compagnonnage qui pourrait cesser dès que le président n’en voudra plus, surtout quand ils ont été quelque peu lésés dans le « partage du gâteau ».

D’un autre côté, les « amis de Macky Sall « (son parti), conscients de leur devoir d’exister réellement à la base, lorgnent les mêmes collectivités, dans le souci de la massification de l’Apr, encore à la traîne derrière certaines grandes formations. Cela explique les nombreuses attaques de ses responsables contre des alliés « trop puissants », comme le Parti Socialiste ( Ps) d’Ousmane Tanor Dieng, l’Alliance des Forces de Progrès ( Afp) de Moustapha Niasse, mais surtout « Rewmi » d’Idrissa Seck, cet allié incontrôlable, formé à la même école et suffisamment ambitieux. Parce que cet homme a compris qu’une bonne base locale peut être un tunnel rapide et direct pour atteindre le Palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor et sa seule ambition est d’en être un jour le locataire. Ne se voit-il pas « un destin présidentiel » depuis 2000 ?

Les plus optimistes s’attendent à des Coalitions à la base, en fonction des affinités dans les différentes localités, tandis que les pessimistes excluent toute idée de Coalition nationale. Ce qui pourrait conduire à une implosion de  »Benno Bokk Yakaar », qui ne sera que la conséquence logique des intérêts divergents longtemps constatés en son sein.



Sidy THIAM

REWMI QUOTIDIEN