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Présidentielle: Probable acceptation de la candidature de Khalifa Sall

On saura, à partir du 20 janvier, si Khalifa Sall, ancien Maire de Dakar et député en prison dans le cadre de la caisse d’avance de sa mairie, sera candidat ou non à la présidentielle du 24 février 2019.

Le Conseil constitutionnel qui est la seule juridiction habilitée à se prononcer à cet effet, va devoir alors publier la liste définitive des candidats retenus.

Mais, pour le moment, ses partisans croisent les doigts tant la polémique concernant son cas et celui de Karim Wade est vive.

Si en effet pour nombre de Sénégalais et même de spécialistes parmi lesquels les avocats de l’État dans ce dossier, Khalifa Sall ne sera pas candidat parce qu’ayant été définitivement condamné à cinq ans de prison, il n’en demeure pas moins que les partisans de l’admission de la candidature sont nombreux.

En effet, d’éminents professeurs en droit, dont les pénalistes Ndiack Fall et Ira Barry Camara et le constitutionnaliste Babacar Gueye, pour ne citer que ceux-là, restent convaincus que la candidature de Khalifa Sall sera acceptée, ne serait-ce que parce que l’obstacle juridique est inopérant dés lors que le rabat d’arrêt qui sera introduit par ses avocats, est suspensif de l’exécution de la définitive de condamnation de l’ancien Maire.

Il ne peut en être autrement, selon eux, au regard de la loi organique organisant la Cour suprême.

Comme l’a soutenu le Professeur Camara, la Cour suprême et le Conseil constitutionnel sont deux juridictions différentes dont les décisions sont distinctes.

Mieux, j’ajoute que le Conseil constitutionnel ne peut statuer que sur les éléments du dossier qui lui a été transmis au moment du dépôt. Et à ce moment-là, le casier judiciaire était vierge.

Bien sûr, comme l’ont annoncé les avocats de l’État, une requête peut être introduite par un des candidats qui est contre la décision. Et dans ce cas de figure, le Conseil est obligé de statuer là-dessus. C’est alors que l’argument sur le caractère suspensif ou non du rabat d’arrêt pourra, à notre sens, être évoqué.

Mais, là-dessus, comme évoqué supra, l’argumentaire de nombre de juristes de renom planche en faveur du caractère suspensif.

C’est dire, en clair, que Khalifa Sall pourra être difficilement exclu de la course à la présidentielle.

Comme au Niger, le Sénégal pourra compter, pour la première fois, un candidat en prison. Avec les conséquences possibles sur le degré élevé d’empathie dont il pourra bénéficier malgré ses difficultés à faire de la campagne.

D’ailleurs, ils sont nombreux les observateurs à penser qu’un des deux “K” pourrait être résolu après une offensive judiciaire soutenue depuis de nombreuses années.

Malgré les efforts constants d’écarter ces candidats, l’opposition s’est dotée de grosses pointures capables de tenir tête au pouvoir. Ce qui amoindrit les effets attendus de leur mise à l’écart.

Le “phénomène Sonko” a surpris plus d’un. Idrissa Seck n’a pas dit son dernier mot et Me Abdoulaye Wade devra, dans tous les cas, participer à la campagne. Et il est fort à parier qu’il le fasse contre Macky.

Tout pour dire qu’un second tour est fort probable au regard de la pointure des candidats sur place, même si le cas de Karim Wade est incertain.

Assane Samb

 

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